Gestion comptable et financement
Contrôle des subventions
Distinction entre subvention, prestation de services, redevance de délégation de service public et produit de tarification
Les subventions représentent une ressource prépondérante dans le budget d’une association. Elles constituent donc un des objectifs d’audit majeur du commissaire aux comptes lors de ses travaux sur les comptes annuels.
Les caractéristiques d’une subvention
La distinction entre subvention, prestation de services, redevance de délégation publique et produit de tarification est importante à plusieurs titres.
L’article 9-1 de la loi 2000-321 du 12 avril 2000, créé par la loi 2014-856 du 31 juillet 2014, donne une définition légale de la subvention permettant ainsi de distinguer clairement la subvention de la commande publique :
« Constituent des subventions, au sens de la présente loi, les contributions facultatives de toute nature, valorisées dans l’acte d’attribution, décidées par les autorités administratives et les organismes chargés de la gestion d’un service public industriel et commercial, justifiées par un intérêt général et destinées à la réalisation d’une action ou d’un projet d’investissement, à la contribution au développement d’activités ou au financement global de l’activité de l’organisme de droit privé bénéficiaire. Ces actions, projets ou activités sont initiés, définis et mis en œuvre par les organismes de droit privé bénéficiaires.
Ces contributions ne peuvent constituer la rémunération de prestations individualisées répondant aux besoins des autorités ou organismes qui les accordent ». La notion de différentiation essentielle pour caractériser une subvention d’autres types de financements publics est donc celle d’absence de contrepartie.
Les conséquences de l’amalgame des différentes notions
La confusion entre ces notions de subventions, prestations de services et redevances de délégation publique peut avoir des conséquences sur :
-le plan pénal avec la violation des règles de mise en concurrence ;
-le plan fiscal avec l’éventuelle taxation de l’activité à la TVA et aux impôts commerciaux ;
-le plan comptable où les subventions sont comptabilisées en compte 74 tandis que les prestations de services et la redevance de délégation publique sont comptabilisées en compte 70 ou 73.
Qualification et comptabilisation de la subvention
Qualification de la subvention
Le tableau ci-après permet de résumer les subventions qui peuvent être attribuées aux associations.
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Type de subvention |
Objet |
Classement comptable |
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Subvention de fonctionnement |
Faire face aux charges de fonctionnement |
741 - Subventions d’exploitation |
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Subvention d’exploitation |
Compenser l’insuffisance des recettes d’exploitation |
741 - Subventions d’exploitation |
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Subvention d’équilibre |
Couvrir des charges ou un déficit exceptionnel |
742 - Subventions d’équilibre |
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Subvention d’investissement, sans distinction entre biens renouvelables et non renouvelables à compter du 1/01/2020 (règlt ANC 2018-06) |
Financer l’investissement de biens immobilisés (matériels, bâtiments, véhicules, etc.) |
131 - Subventions d’investissement |
Les aides spécifiques de l’État ou de la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) versées dans le cadre de la convention conclue entre la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), l’agence régionale de santé (ARS) et la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) sont des contributions facultatives et peuvent donc être qualifiées de subventions. Dans le cas où ces subventions reçues dépassent un montant annuel cumulé de 153 000 €, les CPTS qui en bénéficient ont l'obligation de tenir une comptabilité et de désigner un CAC (CNCC, EJ 2023-32, février 2025).
Critères de comptabilisation
Les critères de comptabilisation sont détaillés dans la fiche 56 - « Le Cadre comptable à respecter ».
La réforme des modes de financement des établissements de santé a introduit une dotation dite « populationnelle » en tant que nouvelle modalité de financement des établissements de santé. Faute de précisions dans le PCG quant au traitement comptable des produits des organismes de santé, la Commission des études comptables de la CNCC estime que cette dotation peut être comptabilisée soit en chiffre d'affaires (solution privilégiée), soit en subvention d'exploitation, et ce, de manière linéaire sur la durée de la convention conclue avec l’ARS, à compter de la date de sa conclusion. Le choix de l'établissement de santé pour l'une des deux approches devra figurer dans l’annexe des comptes (CNCC, EC 2024-26, avril 2025).
Dans le cadre de ses travaux, le commissaire aux comptes s’assure, notamment, que les principes d’exhaustivité des enregistrements et de coupure des exercices sont respectés. Ces contrôles portent sur :
-la date d’enregistrement du produit ;
-la prise en compte, le cas échéant, de subventions à recevoir ou de produits constatés d’avance ;
-dans le cadre de subvention pluriannuelle, de la nécessité ou non de comptabiliser une provision prorata temporis ;
-la nécessité de comptabiliser ou non une provision pour risques dans le cas où l’association n’aurait pas totalement respecté ses engagements. La subvention devra même être reversée si l’association n’est définitivement pas en mesure de respecter les engagements prévus par la convention ;
-la nécessité de comptabiliser ou non une provision pour dépréciation de créances sur les éventuelles subventions à recevoir ;
-la prise en compte et l’évaluation, le cas échéant, de fonds dédiés.
Enfin, le commissaire aux comptes s’intéresse, lors de la lecture de la convention, à la présence d’une clause suspensive ou résolutoire.
Clause suspensive
La présence d’une clause suspensive dans l’acte attributif de la subvention nécessite une attention particulière pour son traitement comptable.
En effet, dans ce cas, l’octroi définitif de la subvention est subordonné à la réalisation d’une condition. En l’absence de réalisation de cette condition, l’attribution est annulée.
La subvention n’est acquise qu’après la levée de la condition suspensive et n’est donc pas enregistrée avant le constat de réalisation. Si l’encaissement de la subvention est réalisé avant la levée de la clause suspensive, il est comptabilisé en produit constaté d’avance.
Clause résolutoire
Cette clause ne remet pas en cause l’octroi de la subvention mais soumet son acquisition définitive partielle ou totale à la réalisation d’une ou de plusieurs conditions.
La subvention est enregistrée comptablement. Le risque de remise en cause doit être évalué et provisionné si nécessaire.
S’il est certain que la clause résolutoire ne peut être respectée, la subvention doit être reversée.
Subventions de fonctionnement et engagement des dépenses
Contexte réglementaire
Les principes de la gestion publique ont introduit la notion de performance au sein d’un cadre budgétaire. Ainsi, à chaque programme opérationnel sont associés une stratégie, des objectifs et des indicateurs de performance.
Dans le cadre, l’association bénéficiant d’un subventionnement public doit mettre en place des indicateurs qui permettent de rendre compte de la manière dont les objectifs sont atteints. Ce compte rendu d’activité a pour but de s’assurer de la conformité des dépenses effectuées avec l’objet de la subvention et d’évaluer l’efficience de la politique publique.
La recherche de l’efficacité de la dépense publique s’est traduite par la mise en place en 2007 de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), remplacée en 2012 par la modernisation de l'action publique (MAP), elle-même remplacée en 2017 par le programme Action publique 2022. Ce dernier vise à s’interroger sur la pertinence des actions de l’État et des dépenses publiques et à identifier les réformes structurelles à mettre en œuvre afin de rééquilibrer son budget.
La déclinaison de ces différents textes a eu des conséquences sur la rédaction des conventions de subvention et a entraîné de nouvelles contraintes liées à la consommation de fonds publics. Ainsi, la plupart des conventions présentent désormais des contraintes de réalisation qui relèvent généralement des critères suivants :
-critères budgétaires : assiettes de dépenses subventionnables ;
-critères de fonctionnement : affectation des équivalents temps plein ;
-critères quantitatifs : nombre de personnes gérées dans un parcours de file active.
Pour la réalisation de ces contraintes, l’association doit mettre en place un système d’information élaboré et adapté.
Prise en compte par le commissaire aux comptes du système d’information
Dans le cadre de son approche par les risques, le commissaire aux comptes prend connaissance des procédures de collecte et de traitement de l’information existant au sein de l’association, afin d’identifier les principales forces et faiblesses de contrôle interne liées à l’élaboration des documents comptables et financiers.
Un système d’information pertinent doit en effet permettre à une association de :
-produire une information financière et économique fiable et transparente ;
-justifier l’utilisation des fonds publics et des assiettes de subventions ;
-tracer les coûts liés à chacune des actions.
L’analyse critique des systèmes d’information permet au commissaire aux comptes d’évaluer la fiabilité et la pertinence des données comptables et des états financiers produits par l’association.
Le commissaire aux comptes a pour mission de donner une opinion sur les comptes annuels pris dans leur ensemble. Néanmoins, il est parfois sollicité pour attester la réalisation de dépenses dans le cadre de conventions de subventions. Lorsque c’est le cas, il réalise en premier lieu un audit des procédures de contrôle interne relatives au rattachement des dépenses à une action subventionnable (charges directes, indirectes et frais de personnel notamment) (voir fiche 58 - « La comptabilité par action et par établissement »). Il n’entre pas dans la mission du commissaire aux comptes de juger la pertinence des dépenses engagées en vue d’atteindre les objectifs attendus par les financeurs. Néanmoins, les incohérences flagrantes sont portées à la connaissance de la Gouvernance de l’association, voire au procureur de la République en cas de délit.
Le commissaire aux comptes doit également s’interroger sur les outils mis en place au sein de l’association auditée afin de mesurer le résultat des actions réalisées (suivi qualitatif et quantitatif du public accueilli ou des actions réalisées).
Le tableau ci-après reprend, non exhaustivement, quelques questions que le commissaire aux comptes doit se poser dans le cadre de son évaluation des procédures de contrôle interne.
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Pistes d’audit du système d’information |
Réponse |
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La direction a-t-elle conscience de la nécessité d’avoir un système d’informations comptables pertinent au sein de l’association ? |
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Existe-t-il un manuel des procédures de contrôle interne ? |
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Les procédures de contrôle interne en place dans l’entité permettent-elles de définir clairement la nature des coûts directs et indirects qui peuvent être imputés à chacune des actions ? |
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Dans le cas où une clé de répartition est utilisée : -existe-t-il des procédures au sein de l’entité permettant d’identifier clairement les clés de répartition à utiliser pour l’affectation de certains coûts indirects ? -la méthodologie utilisée pour la définition de la clé de répartition est-elle pertinente ? |
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L’association s’est-elle dotée d’outils analytiques ou d’autres outils d’analyse afin d’être en mesure de produire un résultat par action ? |
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Comment chacune des dépenses et des recettes est-elle affectée à une action ? |
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Dans le cas où l’affectation des recettes et des dépenses par action s’effectue de manière extra-comptable, des contrôles de cohérence sont-ils mis en place par la direction de l’association ? |
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Dans le cas où l’association a mis en place un outil analytique : -comment est organisée la nomenclature analytique ? -cette nomenclature fait-elle l’objet d’une mise à jour régulière afin de correspondre aux besoins et au fonctionnement de l’association ? - l’affectation analytique fait-elle apparaître des incohérences ? |
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Existe-t-il des procédures spécifiques au rattachement des coûts indirects à chacune des actions ? |
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Les contrôles mis en œuvre par le commissaire aux comptes dans le cadre de sa prise de connaissance du système d’information appellent-ils à des commentaires particuliers et, notamment, ceux afférents au suivi : -des dépenses subventionnables ; -des équivalents temps plein ? |
Justification de la consommation des dépenses publiques
La justification de l’emploi d’une subvention repose sur le contrôle de la réalité et de la correcte mesure des dépenses consommées sur le projet.
Afin de réaliser un suivi fiable des dépenses consacrées à la réalisation d’un projet subventionné, l’association doit utiliser des outils adaptés. La comptabilité analytique est un outil pertinent. Lors de ses travaux, le commissaire aux comptes :
-s’assure de la concordance entre la comptabilité générale et la comptabilité analytique, afin de vérifier que les charges et produits de l’exercice sont correctement positionnés par rapport au projet financé ;
-rapproche le résultat comptable analytique du projet avec le budget prévu dans la convention.
Dans le cas où l’association affecte extra-comptablement les dépenses et les recettes à un projet, le commissaire aux comptes s’assure également de la cohérence des états ainsi présentés avec la comptabilité.
Dans tous les cas, la justification par l'association des dépenses financées par des fonds publics passe par l’affectation des coûts directs et la cohérence d’évaluation des coûts indirects.
Qu’elles soient directes ou indirectes, les charges imputées à un projet ou à une action doivent toujours être liées au projet, conformes à la convention et justifiées par une facture ou tout document de valeur probante équivalente.
Contrôle de la cohérence des coûts directs (de personnel notamment) affectés au projet
Il appartient au commissaire aux comptes, dans le cadre d’une mission annexe d’attestation de dépenses, de contrôler exhaustivement ou sur la base de sondages les justificatifs de dépenses liées à l’action. Les charges de personnel font l’objet de contrôles particuliers.
Concrètement, sur le poste frais de personnel, le commissaire aux comptes peut :
-contrôler la cohérence entre les heures indiquées comme travaillées sur un projet subventionné avec le montant total des heures travaillées par les intervenants. Ce dernier montant doit pouvoir être rapproché du nombre d’heures de travail mentionné sur le contrat de travail et dans la convention collective applicable à l’association ;
-contrôler ensuite la cohérence de la valorisation des heures passées sur le projet. Le temps consacré au projet est valorisé à partir des bulletins de salaire ou journaux de paie.
Contrôle des coûts indirects
Le commissaire aux comptes, lorsqu’il doit attester les dépenses affectées à un projet, peut avoir à valider les clés de répartition utilisées. Souvent, les charges de personnel sont utilisées comme clé de répartition pour les charges indirectes. Mais d’autres clés de répartition sont utilisables en fonction de la nature des dépenses comme la répartition par activités de la surface d’un bâtiment.
Autres vérifications
Les aides d’État
Règles générales
Les aides publiques sont encadrées par l’article 107 du Traité de fonctionnement européen de l’Union européenne (TFUE) qui interdit les subventions qui faussent la concurrence et les échanges entre les États membres.
En droit communautaire, une entreprise est une entité qui exerce une activité économique. Une association exerçant une activité économique est donc considérée comme une entreprise par le droit communautaire. Rappelons également qu’une activité économique consiste, au sens communautaire, à proposer des biens ou des services sur un marché donné.
L’absence de but lucratif d’une association n’écarte donc pas pour autant la caractérisation de son activité en activité économique lorsque c’est le cas.
Il existe deux formes de dérogation aux principes de l’article 107 du TFUE :
-les régimes d’aides notifiés. Le projet de financement public à destination d’entreprises doit être notifié à la Commission européenne afin qu’elle l’approuve. La Commission européenne, avant de valider le financement public, s’assure qu’il n’entrave pas le principe de libre concurrence ;
-les règlements communautaires d’exemption. Certaines aides sont exemptées de notifications. C’est le cas notamment des règlements généraux d’exemption, du règlement de minimis et d’autres règlements sectoriels à analyser selon le cas.
Précisions concernant les règles de minimis
Deux situations sont à considérer selon que l’entreprise fournit ou non des services d’intérêt général.
Pour les entreprises ne fournissant pas de service d’intérêt général, le règlement 2023/2831 de la Commission du 13 décembre 2023 a modifié le plafond relatif au montant des aides de minimis en le portant de 200 000 € à 300 000 € sur une période de 3 exercices fiscaux.
Pour les entreprises fournissant des services d’intérêt général, ce règlement, entré en vigueur le 1er janvier 2024, relève le plafond des aides de minimis de 500 000 € à 750 000 €, toujours sur une période de 3 exercices fiscaux.
Les conventions réglementées
Pour le cas où le financeur figure parmi les administrateurs, le commissaire aux comptes doit s’interroger sur la nécessité de mentionner ou non dans son rapport spécial les subventions reçues par l’association (voir fiche 60, « Le commissariat aux comptes dans les associations »).
Les annexes
Dans le cadre de sa mission, le commissaire aux comptes doit également s’assurer que les annexes comprennent les mentions obligatoires relatives, notamment, aux constitutions ou utilisations de fonds dédiés.
Pour les associations qui dépassent le seuil fixé par décret et qui se situe actuellement à 153 000 € de subventions et de dons reçus par an, un Compte Emploi Ressources est à établir. Il fait partie de l’annexe des comptes annuels et fait, à ce titre, l’objet d’un contrôle par le commissaire aux comptes.
Poids des subventions dans le financement du budget de l’association
Dans le cadre de sa mission, le commissaire aux comptes peut s’interroger sur la répartition subventions/ressources propres dans le budget de l’association.
En effet, une association trop dépendante des subventions risque, dans un contexte de crise économique et de volonté maintes fois exprimée de la part des politiques de retourner à l’équilibre budgétaire, de voir diminuer, à court ou moyen terme, ses principales sources de financement.
Le commissaire aux comptes évalue l’impact d’une telle situation sur les perspectives de continuité d’exploitation de l’association.
Programme de travail de l’audit des subventions par le commissaire aux comptes
Les tableaux ci-après constituent, à titre indicatif, le programme de travail qui peut être défini par le commissaire aux comptes dans le cadre de ses contrôles sur les subventions.
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1. Traitement comptable des subventions notifiées sur l’exercice |
FAIT/N/A |
REMARQUES |
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Subventions notifiées sur l’exercice |
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La distinction entre subvention, prestation de services, redevance de délégation publique, dotation et produit de la tarification est-elle correctement établie ? Prendre connaissance de toutes les conventions de financement notifiées sur l’exercice. Établir, pour chaque nature de subvention (exploitation, investissement, équilibre ou fonctionnement), un tableau de suivi en précisant leurs caractéristiques (date, objet, durée, conditions de versements, clause résolutoire ou suspensive, etc.). S’assurer que les subventions sont rattachées à leur exercice d’attribution : -subvention comptabilisée à la date de signature ; -subventions notifiées, mais non encore encaissées, bien comptabilisées en subventions à recevoir ; -contrôle de l’encaissement, sur l’exercice suivant, des subventions comptabilisées en subventions à recevoir ; -suivi des mouvements intervenus sur les subventions à recevoir. |
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2. Particularités des subventions de fonctionnement |
FAIT/N/A |
REMARQUES |
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Subventions notifiées sur l’exercice |
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Pour les conventions pluriannuelles, s’assurer du respect des règles de coupure des exercices : -les subventions pluriannuelles sont réparties comptablement sur la durée prévue dans la convention ; -les produits constatés d’avance sont correctement appréhendés et calculés ; -établir un suivi des produits constatés d’avance. |
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Subventions assorties de clauses suspensives |
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S’assurer que les subventions assorties de clauses suspensives identifiées lors de la mission sont comptabilisées dès lors que la ou les clauses suspensives sont levées. Dans le cas contraire, évaluer l’incidence de la comptabilisation en produit de ces subventions au regard du seuil de signification défini dans le cadre de la planification de l’audit. |
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Subventions assorties de clauses résolutoires |
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Évaluer, à la clôture de l’exercice, le risque que les objectifs fixés dans la convention ne soient pas atteints. |
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Pour le cas où l’association n’est pas partiellement ou totalement en mesure de remplir les objectifs fixés dans la convention, s’assurer qu’une provision pour risques et charges a été appréhendée et comptabilisée à la clôture de l’exercice. |
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Pour le cas où il est avéré que l’association n’est définitivement pas en mesure d’atteindre les objectifs fixés par la convention, s’assurer qu’une dette envers les financeurs est comptabilisée à la clôture de l’exercice. |
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Établir un tableau de suivi des mouvements afférents aux provisions pour risques et charges et des subventions à reverser. |
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Pour le cas où l’association n’a pas comptabilisé de provisions pour risques et charges, évaluer l’incidence de cette anomalie au regard du seuil de signification défini dans le cadre de la planification de l’audit. |
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Subventions affectées à un projet défini |
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Justifier le suivi de l’emploi des subventions reçues à l’aide d’outils tels que : -une comptabilité analytique ; -une analyse extra-comptable. Valider la pertinence des outils utilisés pour la justification de la consommation des subventions : -la nature de certaines dépenses engagées n’est pas expressément interdite dans la convention ; -pour les dépenses indirectes affectées au projet selon une clé de répartition, s’assurer de la cohérence de la méthode utilisée pour la définition de cette clé de répartition. |
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Plus particulièrement pour les dépenses de personnel affectées à un projet et pour le cas où les frais de personnel serviraient de clé de répartition : -s’assurer de la cohérence entre le total des heures travaillées par les différents intervenants avec les heures mentionnées dans leur contrat de travail et la convention collective ; -s’assurer que les heures affectées au projet sont cohérentes par rapport au nombre total d’heures travaillées sur le mois par les différents intervenants ; -s’assurer que la masse salariale utilisée pour la clé de répartition est justifiée par les livres de paie et les états de charges sociales correspondants ; -s’assurer, le cas échéant, que le montant des dépenses restant à engager sur les exercices suivants est appréhendé à la clôture de l’exercice par une constitution de « fonds dédiés ». À défaut, évaluer l’incidence de l’anomalie détectée au regard du seuil de signification défini lors de la planification de la mission. Établir un tableau de suivi des fonds dédiés et des provisions correspondantes. |
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3. Autres vérifications |
FAIT/N/A |
REMARQUES |
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Aides d’État |
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L’association entre-t-elle dans le champ d’application des aides d’État ? Le cas échéant : -et, dans le cas où l’association fournit des services d’intérêt général au sens de la réglementation communautaire, s’assurer que, sur une période de 3 exercices fiscaux, elle ne perçoit pas plus de 750 000 € d’aides de l’État ? -s’assurer, dans le cas où l’association ne fournit pas de service d’intérêt général, que les montants des aides d’État perçues ne dépassent pas le plafond de 300 000 € sur trois exercices fiscaux. |
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Nature des ressources de l’association |
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Calculer la part des ressources provenant des subventions, ainsi que celle provenant des ressources propres. Ces taux, précédemment calculés, combinés avec les tendances constatées sur l’octroi des subventions, conduisent-ils le commissaire aux comptes à émettre des réserves sur la capacité de l’association à continuer son activité ? |
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Conventions réglementées |
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Établir une liste des administrateurs (nom, fonction, date de début et de fin de mandat). |
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Rapprocher cette liste du fichier de suivi des subventions mentionné au point 1. |
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Examiner s’il y a lieu de considérer les subventions ainsi identifiées parmi les conventions réglementées. |
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Imposition |
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Le régime fiscal d’imposition à l’IS de chacune des subventions a-t-il été correctement analysé ? L’application ou non de la TVA a-t-elle été correctement analysée pour chacune des subventions notifiées ? |





