Apport-cession et réinvestissement économique : la réalité prime sur le formalisme
L'effectivité du réinvestissement économique par la holding du prix de cession des titres apportés permet le maintien du report d'imposition même en cas de manquement aux obligations déclaratives.
Apport avant 2017 : soulte abusive taxée après abattement
La remise en cause de la soulte versée et son imposition à l'impôt sur le revenu selon les règles des plus-values mobilières s'effectuent après déduction des abattements pour durée de détention.
Rectification de la plus-value immobilière d'un non-résident décédé
La procédure de rectification au titre des contributions sociales applicables aux plus-values immobilières des non-résidents doit être adressée à chacun des ayants droit en cas de décès d'un contribuable.
L'occupation purement provisoire fait échec à l'exonération au titre de la résidence principale
Une occupation effective mais provisoire du bien cédé ne permet pas de bénéficier de l'exonération de plus-value immobilière au titre de la résidence principale.
Un délai d'inoccupation de près de 3 ans fait perdre la qualité de résidence principale
Lorsque le délai d'inoccupation de la résidence principale excède la durée normale de vente, le seul fait de mettre en vente l'immeuble n'est pas de nature à justifier l'exonération au titre de la résidence principale s'il apparaît que le prix demandé était manifestement excessif.
Non-application de l'abattement retraite : place aux abattements pour durée de détention
Lorsque les conditions requises pour le bénéfice de l'abattement retraite ne sont pas remplies, le cédant peut bénéficier des abattements pour durée de détention.
Précisions sur les règles de taxation du report d'imposition optionnel
Pour les plus-values mobilières réalisées avant le 1er janvier 2013 et dont le report d'imposition optionnel a pris fin entre cette date et le 1er janvier 2016, le coefficient d'érosion monétaire doit s'appliquer au prix d'acquisition.
Cession d'objets précieux situés dans un État tiers à l'UE : QPC déposée
La différence de traitement fiscal selon la localisation physique (État de l'UE ou État tiers à l'UE) de l'objet précieux à la date de la cession soulève une question présentant un caractère sérieux dont le Conseil constitutionnel doit être saisi.
Qui paie la taxe sur les cessions de métaux et objets précieux ?
La société dont l'intervention se limite à une activité d'entremise ne peut être regardée comme un intermédiaire participant à la transaction qui la rendrait responsable du paiement de la taxe forfaitaire sur les métaux précieux.
La preuve de l'occupation à titre de résidence principale par la production des factures d'électricité et d'eau
Le contribuable qui entend bénéficier de l'exonération de plus-value immobilière au titre de la résidence principale doit être en mesure de fournir des factures d'électricité et d'eau faisant état d'une consommation normale.
La difficile preuve des dépendances immédiates et nécessaires de la résidence principale
L'argument selon lequel les terrains cédés avec la résidence principale ne constituent pas des terrains à bâtir ne suffit pas à les qualifier de dépendances immédiates et nécessaires pour le bénéfice de l'exonération de plus-value immobilière visée à l'article 150 U, II.3° du CGI.
Cession d'un immeuble donné : prix de revient égal à la valeur vénale rectifiée
En cas d'acquisition à titre gratuit, il convient de prendre en compte la valeur vénale rectifiée définitivement par l'administration. Peu importe qu'elle procède d'un événement postérieur au fait générateur de la plus-value que constitue la vente du bien immobilier.
Cession de titres hérités : opposabilité de la valeur déclarée
Pour écarter la valeur vénale retenue pour le calcul des droits de succession comme prix de revient des titres cédés, l'administration fiscale doit apporter la preuve que la valeur déclarée était sans rapport avec la valeur réelle des titres litigieux.
Vente de la résidence secondaire sous condition de remploi : attention au délai
Le bénéfice de l'exonération au titre de la première cession d'une résidence secondaire sous condition de remploi est refusé même si la mise en vente du logement est antérieure à l'acquisition de la résidence principale, si sa cession effective intervient plus de 18 mois après la mise en vente.
Preuve de la mise en vente de la résidence secondaire pour le bénéfice de l'exonération sous condition de remploi
Le contribuable qui acquiert sa résidence principale avant d'avoir cédé sa résidence secondaire peut bénéficier de l'exonération de plus-value immobilière au titre de la cession de sa résidence secondaire sous condition de remploi si la mise en vente de cette dernière, matérialisée par la signature de mandats de vente, intervient avant l'acquisition de la résidence principale.
Cession de titres « risquée » du dirigeant imposable comme une plus-value
Selon le Conseil d'État, le produit de la cession de titres réalisée par un dirigeant dans l'intérêt de l'entreprise ne relève pas d'une activité d'intermédiation imposable en BNC, mais constitue un gain en capital.
Gain tiré du rachat de créances par un dirigeant imposable en bénéfices non commerciaux
Le juge a retenu la qualification de bénéfices non commerciaux pour un gain tiré d'une opération de transmission universelle du patrimoine par un dirigeant.
Les occupations temporaires (4 mois et 7 mois et demi) de biens immobiliers, juste avant leur cession, sont insuffisantes pour leur conférer le caractère de résidence principale permettant d'être exonéré de plus-value immobilière.
Justificatifs permettant d'être exonéré de plus-value immobilière sur la résidence principale
Le contribuable incapable de prouver que l'immeuble cédé constituait sa résidence principale au jour de la cession ne peut se prévaloir de l'exonération d'impôt sur la plus-value immobilière réalisée.
Exonération de la plus-value sur la résidence principale : délai de 21 mois normal
Un délai de 21 mois entre la date de mise en vente de l'immeuble et celle de sa vente ne fait pas échec au bénéfice de l'exonération au titre de la résidence principale dès lors que le cédant a accompli les diligences nécessaires.
Exonération des plus-values immobilières des retraités ou invalides : RFR à prendre en compte
Lorsque des époux retraités ou invalides entendent bénéficier de l'exonération des plus-values immobilières tenant à leur qualité, il convient de prendre en compte le revenu fiscal de référence du foyer fiscal dès lors que le bien est commun.
Conditions d'exonération de la plus-value de cession de la résidence principale
Le logement vendu ne peut constituer la résidence principale du cédant lorsque celui-ci est, par ailleurs, locataire d'un autre bien dont le contrat requiert une occupation d'au moins 8 mois dans l'année.
L'exonération au titre de la résidence principale est-elle applicable aux non-résidents ?
Un résident qui transfère sa résidence principale hors de la France peut bénéficier, lors de la vente du bien sis en France, de l'exonération au titre de la résidence principale à condition d'avoir accompli les diligences nécessaires pour mener à bien cette vente dans les meilleurs délais.
Rectification de la valeur d'une donation adressée à l'un des donataires
L'irrégularité tirée du non-respect par l'administration fiscale de son obligation de notifier les actes autres que la proposition de rectification à tous les débiteurs solidaires peut être invoquée par celui ayant reçu la proposition de rectification.
Pas de fictivité du démembrement en cas de taxation du prix de la nue-propriété
La présomption de fictivité du démembrement de l'article 751 du CGI doit être écartée dès lors que le prix de la vente à l'origine du démembrement a été régulièrement taxé.
Lorsque le démembrement croisé des parts d'une SCI a pour objet de permettre à l'associé survivant de bénéficier de l'usufruit sur la totalité des parts, la présomption de l'article 751 du CGI est écartée.
Substitution de base légale portant uniquement sur la procédure de la taxation d'office
Lorsque l'administration propose une substitution de base légale, le contribuable peut contester le fait de n'avoir pas pu soumettre au préalable à la commission des impôts directs et des taxes sur le chiffre d'affaires.
Si l'administration propose de nouveaux fondements au redressement sans que le contribuable ait pu solliciter l'avis de la commission sur ces nouvelles bases légales, la procédure est irrégulière.
Le contentieux de la garantie afférente à l'exit tax relève du juge du référé
Lorsque le contribuable souhaite contester le refus d'une garantie proposée, et que l'imposition n'a pas été mise en recouvrement, il doit porter le contentieux devant le juge des référés.
Taxe sur les bureaux et preuve de l'accueil du public
Affirmer que des locaux sont des locaux commerciaux sans apporter la preuve concrète de cet usage, c'est perdre le bénéfice de la limite d'exonération à 2 500 m2.
La vacance n'exempte pas de la taxe sur les bureaux
Disposant d'un local vacant et affecté, temporairement, à usage d'habitation, une société s'estimait exemptée de la taxe sur les bureaux. Avis que n'ont pas partagé les juges d'appel et l'administration.
Locaux spécialement aménagés pour la recherche et taxe sur les bureaux
Seuls sont exonérés de la taxe sur les bureaux les locaux spécialement aménagés pour l'exercice d'activités de recherche ou à caractère sanitaire, social, éducatif ou culturel.
Chiffre d'affaires à prendre en compte pour le tarif de la Tascom
Pour apprécier le chiffre d'affaires à retenir pour appliquer le barème de la Tascom, un concessionnaire automobile ne peut pas exclure les ventes de véhicules stockés à l'extérieur de l'établissement ou vendus sur commande.
Une entreprise exerçant son activité dans des bâtiments contigus situés à des adresses distinctes doit cumuler les surfaces pour apprécier le seuil d'assujettissement de 400 m².
Preuve de l'activité transversale dans la taxe sur les salaires
Afin d'atténuer le coût de la taxe sur les salaires, certains groupes de sociétés créent, au sein d'une société holding, des secteurs d'activités distincts.
Exonération ZFU et le marronnier de l'implantation effective
Même constat, même conséquence : l'absence d'implantation effective en ZFU conduit, inévitablement, à une remise en cause des exonérations d'impôt sur les bénéfices.
Le kilométrage parcouru, indice d'activité non sédentaire en ZFU
L'appréciation du critère de sédentarité, de l'activité et de l'emploi salarié, est opérée au regard de l'ensemble des éléments factuels et notamment du kilométrage parcouru.
Pensions alimentaires versées à un ascendant : déductibilité à hauteur de l'état de besoin
Sont déductibles du revenu global imposable les versements ou les dépenses effectués par le contribuable sous réserve que ces versements soient effectifs et que l'état de besoin du bénéficiaire soit justifié.
Preuve de l'appréhension des sommes versées à l'étranger pour un parent dans le besoin
L'illettrisme et l'incapacité des ascendants à se déplacer justifient que les pensions alimentaires ne pouvaient pas être versées sur un compte bancaire ouvert à leur nom.
Remords sur le rattachement d'un enfant majeur au foyer fiscal : attention au délai et à la forme
Faute de respecter le délai et la forme requis, l'option pour le rattachement d'un enfant majeur au foyer fiscal de ses parents ne peut pas être révoquée.
Il faudra trancher sur le conduit de cheminée pour le CITE
Deux cours administratives d'appel se sont prononcées en sens contraire sur la prise en compte des conduits d'évacuation des fumées des poêles à bois pour le calcul du CITE.
Un équipement éligible au CITE peut être fourni et installé par deux entreprises
L'administration ne peut pas priver un contribuable du crédit d'impôt au motif que la fourniture et l'installation d'un équipement éligible n'ont pas été assurées par la même entreprise.
Appréciation du seuil de participation de 25 % dans un PEA
Les titres détenus par le dirigeant et son groupe familial par une société interposée sont pris en compte pour apprécier le seuil de détention de 25 %.
Activité commerciale d'une SCI : appréciation du caractère habituel et de l'intention spéculative
L'utilisation d'un bien à titre de résidence principale pendant quelques mois ne fait pas échec à la qualification de marchand de biens si le caractère habituel et l'intention spéculative sont avérés.
L'intention spéculative d'une SCI est appréciée au moment de l'achat du bien
Bien que l'activité commerciale d'une SCI ne soit pas caractérisée, eu égard au délai entre achat et cession du bien, l'opération peut relever de la TVA.
Présomption irréfragable de distribution lorsque le contribuable est seul maître de l'affaire
Lorsque le contribuable est reconnu comme seul maître de l'affaire d'une société dont le résultat est bénéficiaire, l'administration n'a pas à prouver que les sommes ont été appréhendées par lui.
La qualité de maître de l'affaire ne joue pas en cas de rehaussement de société déficitaire
La circonstance que le contribuable soit le maître de l'affaire ne prouve pas qu'il a appréhendé les rehaussements notifiés à la société restée déficitaire après le contrôle.
La SCI qui revend des bâtiments édifiés 10 ans après l'achat des terrains échappe à l'IS
La SCI qui réalise une opération de construction d'immeubles suivie d'une revente par lots échappe à l'IS en l'absence d'intention spéculative appréciée à la date d'acquisition des immeubles ultérieurement revendus (et non à la date de leur cession).
La SCI qui donne en location des locaux d'habitation meublés est passible de l'IS
Une SCI qui donne en location des locaux garnis de meubles exerce une activité relevant des BIC la rendant passible de l'IS, même si les meubles ne figurent pas à son bilan.
Exonération d'IR au titre de la prospection commerciale : l'attestation ne suffit pas
Les jours travaillés en France et dans l'État de l'employeur ne sont pas comptabilisés comme travaillés à l'étranger pour le dispositif d'exonération de l'article 81 A du CGI.
Exonération d'IR liée à une activité sur une plate-forme pétrolière : l'employeur doit être dans l'UE
Il appartient au juge de rechercher si, compte tenu des circonstances particulières et des justifications produites, le contribuable pouvait être regardé comme ayant été envoyé à l'étranger par un employeur établi dans un État membre de l'Union européenne.
Cas d'une indemnité transactionnelle non exonérée d'IR
Le juge a rappelé la méthode pour déterminer si une indemnité versée en exécution d'une transaction conclue à l'occasion de la rupture d'un contrat de travail est imposable.
Cas d'une indemnité transactionnelle bénéficiant de l'exonération fiscale
Reprenant la même méthode que les juges nantais, le juge parisien a considéré que le contribuable avait fait l'objet d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Rôle du juge pour qualifier une indemnité de licenciement transactionnelle
Le juge doit rechercher la qualification à donner aux sommes qui font l'objet de la transaction, y compris, si nécessaire, par des mesures d'instruction.
Une rente versée en contrepartie d'une activité professionnelle n'est pas à titre onéreux
Des sommes attribuées à un contribuable en contrepartie de son activité professionnelle ne sont pas les arrérages d'une rente constituée à titre onéreux.
Pas de rupture de contrat, pas d'exonération d'indemnité transactionnelle
L'indemnité en litige étant de nature différente de l'indemnité contractuelle due en cas de rupture du contrat de travail, le contribuable n'est pas fondé à en demander l'exonération.
L'exonération des indemnités de rupture ne s'étend pas aux agents des chambres de commerce et d'industrie
Les indemnités de cessation d'un commun accord de la relation de travail prévues pour les agents des CCI n'ouvrent pas droit aux exonérations fiscales et sociales prévues pour l'indemnité de rupture conventionnelle.
Cession de titres exonérée : mention expresse pour la remise de l'intérêt de retard
Le contribuable doit indiquer dans sa déclaration les motifs de droit ou de fait qui justifient l'absence de déclaration d'un gain pour la remise des intérêts de retard.
Lorsque le contrôle de l'administration se limite à apprécier le contrôle de la déclaration d'une plus-value exonérée, son contrôle n'a pas le caractère d'un ESFP.
Notifications distinctes pour une société soumise à l'IS et son gérant
Même si la proposition adressée à la société est reçue par le gérant ès qualités, l'administration doit appliquer des procédures distinctes concernant leur fiscalité propre.
Limite du cumul des majorations de 10 % en cas de retard ou défaut de déclaration
En cas de taxation d'office, les impositions initiales qui en résultent ne peuvent être assorties de la sanction de 10 % prévue en cas d'impositions supplémentaires.
Une perte peut constituer une charge déductible de la valeur ajoutée CVAE, même si elle provient d'une opération ne relevant pas de l'activité habituelle de l'entreprise.
Événements susceptibles d'entraîner une rectification de valeur locative
La diminution de la valeur locative d'un bâtiment consécutive à des actes de vandalisme doit être prise en compte au titre d'un changement de caractéristiques physiques ou d'environnement.
Subventions comprises dans la valeur ajoutée pour la CVAE
Même calculée par référence aux amortissements des investissements financés, une subvention perçue régulièrement par un concessionnaire pour lui permettre de faire face à ses charges d'exploitation constitue une subvention d'exploitation à inclure dans la valeur ajoutée.
Traitement des sommes versées par un concessionnaire pour la valeur ajoutée CVAE
CAA Marseille 20 décembre 2016, n° 15MA00482 Redevances et taxes foncières non déductibles Les loyers ou redevances afférents aux biens corporels pris en location ou en sous-location pour plus de six mois ne sont pas déductibles pour ...
Redevances pour droit à l'image des mannequins non déductibles pour la valeur ajoutée CVAE
Les redevances pour droit à l'image des mannequins sont assimilées à des frais de personnel non déductibles pour le calcul de la valeur ajoutée en CVAE.
Valeur des titres distincte pour calculer la plus-value d'exit tax et sa garantie
En cas de rejet de la garantie d'exit tax pour surévaluation de la valeur unitaire de l'action, le contribuable ne peut pas demander la modification de la plus-value latente initiale, sauf à démontrer son caractère exagéré.
On ne peut pas s'affranchir des horaires au prétexte que le CSE n'a pas été consulté
L'employeur qui définit un horaire collectif de travail doit le soumettre au préalable au comité social et économique. Mais le non-respect de cette formalité n'a pas pour effet de rendre l'horaire inopposable aux salariés.
Accepter une rétrogradation disciplinaire avec réserves revient à refuser la sanction
Le consentement du salarié à une modification de son contrat de travail pour des raisons disciplinaires doit être clair et sans équivoque. Toute ambiguïté autorise l'employeur à envisager une sanction alternative.
Avertissement : l'employeur ne peut pas invoquer d'autres griefs devant le juge
Le salarié sanctionné doit être informé, par écrit, des griefs retenus contre lui. Si, au stade du contentieux, l'employeur invoque de nouveaux griefs, différents de ceux indiqués dans la notification de la sanction, le juge doit les rejeter.
Une association est en droit de licencier un directeur général dont les pratiques nuisent à la santé des salariés. Peu importe que l'intéressé soit en poste depuis plus de 5 ans : cela ne permet pas de requalifier la faute grave en faute simple.
Un salarié totalisant 22 ans d'ancienneté ne doit pas négliger sa mission de contrôle
C'est en général aux salariés les plus expérimentés que l'on confie les missions de contrôle. En cas de négligence, l'ancienneté a alors valeur de circonstance aggravante. Illustration avec un chef de chantier qui totalisait 22 ans d'ancienneté et qui avait omis de vérifier des branchements électriques.
La mise à pied conservatoire ne fait qu'interrompre le délai de prescription
En cas de faute d'un salarié, l'employeur a 2 mois pour engager la procédure disciplinaire. S'il y a mise à pied conservatoire, celle-ci fait courir un nouveau délai de 2 mois.
Un audit partial pour contrer la prescription des faits fautifs
Les juges ont estimé que l'audit sur lequel s'appuyait l'employeur pour justifier un licenciement pour faute grave présentait comme récents des faits qui remontaient vraisemblablement à plus de 2 mois.
Rupture du contrat (démission, rupture conventionnelle, prise d'acte)
Nullité de la transaction qui porte sur l'indemnité de rupture conventionnelle
Une transaction ne peut pas prévoir que le salarié renonce à percevoir l'indemnité de rupture conventionnelle moyennant la prise en charge du coût d'une formation.
Transaction et redressement fiscal : qui est responsable ?
Le salarié qui a admis dans la transaction « faire son affaire » des sommes susceptibles d'être imposables ne peut pas demander réparation à son employeur parce que celui-ci a surévalué le montant de l'indemnité conventionnelle de licenciement.
Respecter le délai de réflexion de la rupture conventionnelle
Une fois la rupture conventionnelle conclue, il faut attendre 15 jours avant d'en demander l'homologation. Cette affaire souligne les conséquences du non-respect de ce délai.
Échéance du délai conduisant à une homologation tacite de la rupture conventionnelle
Le DIRECCTE a 15 jours pour se prononcer sur une demande d'homologation de rupture conventionnelle. À partir de quand peut-on considérer que, faute de réponse, il y a homologation tacite ?
Libertés fondamentales, égalité, harcèlement et discrimination
Harcèlement sexuel : le juge doit examiner tous les éléments de fait
Face à deux salariés qui soutiennent avoir été licenciés pour s'être opposés à une situation de harcèlement sexuel, le juge ne peut pas s'en tenir aux motifs de licenciement avancés par l'employeur.
Inviter une collègue à déjeuner ne suffit pas à conclure à du harcèlement sexuel
C'est à juste titre que les juges analysent comme une démission la prise d'acte de la rupture par une salariée qui soutenait avoir été victime de harcèlement sexuel en invoquant une invitation à déjeuner.
On peut être en congé de fin de carrière et victime de harcèlement moral
Le fait qu'un salarié soit dispensé d'activité dans le cadre d'un congé de fin de carrière ne fait pas obstacle à une action en reconnaissance d'une situation de harcèlement moral.
La prescription court à compter du dernier fait de harcèlement
L'infraction de harcèlement moral se caractérise par des actes « répétés », de sorte que, pour calculer le délai de prescription, il faut se placer à la date du dernier acte reproché.
L'URSSAF peut reporter la date d'un contrôle par tout moyen
L'URSSAF peut informer l'employeur par un courriel confirmant un entretien téléphonique que la date de sa première visite en vue d'un contrôle est reportée.
Nullité d'un redressement URSSAF établi par extrapolation sans l'accord de l'employeur
L'utilisation des méthodes d'échantillonnage et d'extrapolation dans le cadre d'un contrôle URSSAF sans l'accord de l'employeur entraîne l'annulation de la totalité du redressement.
Régularité d'un contrôle mené sur délégation de compétences d'une URSSAF à une autre
L'avis de contrôle adressé avant la signature de la convention de réciprocité des URSSAF ne produit aucun effet et rend les opérations de contrôle irrégulières.
Un redressement URSSAF doit se fonder sur des éléments obtenus auprès de l'employeur
Le redressement consécutif à un contrôle URSSAF fondé sur des renseignements recueillis auprès d'un tiers ne respecte pas le principe du contradictoire.
Le malaise et le décès d'un salarié dans les locaux de la médecine du travail, en attendant de passer un examen périodique, sont présumés être un accident du travail.
La prise en charge d'un accident du travail (AT) n'est pas opposable à l'employeur si la CPAM, dans le cadre d'une enquête, ne lui adresse pas le questionnaire envoyé à l'assuré.
Une SA achetée au prix fort à la suite de sa transformation en SAS
La clause de réduction du prix des actions d'une SA en cas de maintien du cédant à ses fonctions d'administrateur ne peut pas être invoquée après la transformation de la SA en SAS dès lors que les nouveaux statuts ne font pas mention d'un conseil d'administration.
L'acquéreur de parts sociales ne peut se prévaloir du défaut d'agrément
Seuls les associés dont le consentement est requis pour la cession des parts sociales et la société peuvent invoquer le défaut d'agrément du cessionnaire.
Un gérant informé in extremis des motifs de sa révocation
Le gérant peut ne pas être avisé des motifs de sa révocation avant l'entretien au cours duquel celle-ci sera décidée. Néanmoins, il doit pouvoir présenter ses observations.
Le juge est tenu d'accepter la demande de l'associé majoritaire d'une SARL en désignation d'un mandataire chargé de convoquer une assemblée, dès lors que le gérant a refusé de procéder à cette convocation.
L'associé d'EURL qui dispose du pouvoir de révoquer le gérant ne peut pas être salarié de la société en raison de l'absence de toute dépendance et de tout lien de subordination.
Un abus de biens sociaux n'est pas toujours un acte anormal de gestion
À la suite d'une enquête fiscale, un dirigeant peut être condamné pour abus de biens sociaux, même si aucun acte anormal de gestion n'a été retenu contre lui.
Cession de parts : ce que peut obtenir un acheteur dupé
L'acheteur dupé peut soit demander l'annulation de la cession, soit être dédommagé en fonction du moindre prix qu'il aurait payé s'il n'avait pas été trompé.
Un pacte d'actionnaires peut prévoir le rachat, à bas prix, des actions des salariés licenciés
Un pacte d'actionnaires peut imposer la cession des parts des actionnaires qui cessent d'être salariés et prévoir une décote de 50 % de la valeur des actions des salariés licenciés, s'il exclut le cas des licenciements disciplinaires.
Le risque de révocation du gérant dans les SCI familiales
Les associés d'une SCI peuvent obtenir la révocation du gérant s'il n'établit pas de rapport de gestion annuel. Leur demande est justifiée même s'il s'agit d'une SCI familiale.
Associé de SCI poursuivi en paiement de dettes sociales
Un procès-verbal de recherches infructueuses dressé par l'huissier chargé de signifier un jugement à une SCI ne permet pas de poursuivre un associé en paiement d'une dette sociale.
L'associé d'une SCI insolvable doit rembourser les emprunts de celle-ci sans pouvoir formuler de reproches à l'encontre de la banque, sauf à prouver un préjudice personnel.
Résiliation du bail, sans indemnité pour le locataire, après un incendie
Après un incendie, le bail est résilié sans indemnité pour le locataire lorsque les travaux de remise en état seraient trop coûteux pour le propriétaire.
En acceptant une augmentation du loyer pendant quelques mois, le locataire prend le risque que, par la suite, le loyer de son bail renouvelé soit fixé à la valeur du marché.
Renouveler, correctement et dans les temps, un bail commercial
L'irrégularité d'une demande en renouvellement peut avoir des conséquences graves pour le locataire, lorsque le bail doit bientôt passer le cap des 12 ans.
Lorsque la clause de destination du bail s'avère impossible à respecter, le locataire ne peut pas donner une autre destination au local sans l'accord préalable du bailleur.
Clause résolutoire : le bailleur peut changer d'avis
Après avoir délivré un commandement de payer visant la clause résolutoire, le bailleur peut décider de ne pas demander la résiliation du bail. Le locataire ne peut pas l'y contraindre.
Il est possible de faire réviser judiciairement le loyer lorsqu'il a augmenté de plus de 25 % par le jeu de la clause d'indexation. Encore faut-il que cette augmentation soit bien réelle.
Mettre à jour son K bis pour ne pas perdre son bail sans indemnité
En fin de bail, le propriétaire peut refuser le renouvellement sans offrir d'indemnité d'éviction si l'extrait K bis du locataire mentionne une activité qui n'est plus la bonne.
Même si le gérant de la société propriétaire était décédé au moment du bail, le preneur doit payer son loyer, sans pouvoir invoquer cette irrégularité.
Carte bancaire de l'entreprise utilisée par la famille
L'épouse d'un entrepreneur individuel peut utiliser, sans risque, la carte bancaire de l'entreprise, si les dépenses personnelles sont ensuite réintégrées dans le compte de l'exploitant.
Indemnisation due au dirigeant après liquidation judiciaire
Lorsque la liquidation n'est pas due à une faute de gestion mais à la faute d'un tiers, le dirigeant peut être indemnisé pour la perte, à l'avenir, de ses rémunérations.
Sauf clause particulière des statuts, le pouvoir de licencier appartient au président de l'association. Lui seul peut donc déléguer ce pouvoir à une autre personne.
Si une faute de la banque met une société en difficulté, la personne qui s'est portée caution pour la société peut réclamer à la banque des dommages et intérêts.
Valider une hypothèque malgré la liquidation judiciaire du débiteur
Une hypothèque provisoire publiée avant la liquidation judiciaire du débiteur peut être validée après, et permettre ainsi au créancier d'obtenir un paiement privilégié.
Le remboursement d'un compte courant d'associé est de droit
Une société doit honorer la demande de remboursement d'un compte courant d'associé, même si elle est créancière d'une entreprise dirigée par cet associé.
Gage sur stock : l'intérêt reste limité pour la banque
Une banque qui consent un prêt garanti par un gage sur un stock de marchandises ne peut toujours pas revendiquer ce stock en cas de non-remboursement du crédit.
L'envoi d'une lettre recommandée est insuffisant pour interrompre la prescription
L'action de l'avocat en paiement de ses honoraires est prescrite au bout de deux ans lorsqu'il se contente de demander à son client leur paiement par lettre recommandée AR.