Il existe tout une batterie d’outils juridiques de promotion ou d’accompagnement des services à domicile.
On citera par exemple le CESU (chèque emploi service universel), instauré pour simplifier les démarches pour le particulier utilisant ces services pour la rémunération d'un salarié employé directement (CESU déclaratif) ou pour le paiement d'une association ou d'une entreprise prestataire (CESU préfinancé), ou encore les avantages fiscaux accordés aux utilisateurs de ces services.
Facultative, la déclaration des activités de services à la personne permet aux organismes et à leurs clients de bénéficier des avantages sociaux et fiscaux propres au secteur.
Depuis le 1er janvier 2017, le crédit d’impôt accordé pour l’emploi d’un salarié à domicile a été généralisé à l’ensemble des contribuables. Ces derniers sont donc remboursés par l’administration fiscale si leur montant d’impôt dû est inférieur à 50 % des dépenses engagées pour les services à la personne (dans la limite du plafond annuel) (voir « Impôt sur le revenu », RF 1133, §§ 1927 à 1930).
Les entreprises bénéficient de taux de TVA réduits (de 5,5 % à 10 % sur certaines activités) (voir « La TVA », RF 1127, § 1604).
Par ailleurs, les ménages peuvent bénéficier d’exonérations de cotisations patronales pour la rémunération des salariés exerçant des activités de services à la personne : en cas d’emploi direct, les particuliers employeurs bénéficient d’un abattement de 2 € par heure travaillée sur les cotisations patronales destinées à la sécurité sociale (c. séc. soc. art. L. 241-10, I bis). Toutefois, cette déduction forfaitaire n’est pas cumulable avec les exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale maladie, vieillesse et d’allocations familiales accordées pour l’emploi d’un intervenant auprès de « publics fragiles ».