Dans les régimes dits « à cotisations définies », l’entreprise (et le cas échéant le salarié) ne s’engage que sur le financement du système. L’employeur alimente un fonds (nécessairement géré par une entité distincte) pour le compte de chaque salarié affilié en fonction de certains critères définis au moment de la mise en place. Les cotisations, patronales et salariales, sont soit converties en points, soit investies dans des supports financiers donnant droit à l'attribution d'unités de compte, soit exprimées en euros. Il y a dans tous les cas accumulation d’un capital, et à partir du jour de la retraite les pensions sont prélevées sur ce capital.
Ces régimes sont aussi dits « régimes article 83 » (régimes à adhésion obligatoire des salariés) permettant de garantir le versement d’une rente viagère que le salarié soit ou non présent dans l’entreprise au moment de son départ à la retraite.
L'entreprise peut également, par convention d’entreprise ou décision unilatérale, décider d’affecter une partie de l’épargne salariale à la constitution d’un capital versé au moment du départ à la retraite ou transformable en rente viagère, comme c’est le cas pour le plan d’épargne retraite collectif (PERCO).
Ces régimes sont couramment dénommés plans d’épargne retraite (voir § 2-1).