L’obligation générale de sécurité qui pèse sur l’employeur évoque la santé physique, mais mentionne aussi la santé mentale.
Cette dernière est tout aussi importante dans un objectif de bien-être et de productivité au travail et doit faire l’objet d’une attention toute particulière.
L’employeur se doit vis-à-vis de ses salariés de protéger leur santé physique, mais aussi mentale (c. trav. art. L. 4121-1).
L’obligation de sécurité aborde le domaine de la santé de manière très générale et impose à l’employeur des points de vigilance, notamment sur les risques psycho-sociaux pouvant être rencontrés en entreprise. Ces risques recouvrent notamment le burn-out, le stress, l’épuisement professionnel, l’anxiété, la dégradation de l’humeur, le sentiment d’isolement ou encore les conflits internes.
Ces troubles, au-delà de leurs conséquences sur le travail, affectent profondément la santé des salariés et peuvent, à terme, entraîner des conséquences durables, voire irréversibles.
Dans ce contexte, la mise en place d’une pratique sportive en entreprise vise notamment à offrir aux salariés la possibilité de s’accorder un temps de pause leur permettant de se détacher temporairement des contraintes professionnelles. Dans cette perspective, l’activité physique peut constituer un véritable espace de récupération mentale au cours de la journée de travail et favorise la création et le renforcement des liens entre collègues.
Les bénéfices pour l’entreprise sont nombreux : amélioration des conditions de travail des salariés, hausse de la productivité, meilleure ambiance de travail, réduction du turnover, diminution des arrêts maladies et valorisation des salariés.
Ainsi, une étude Goodwill/MEDEF, parue en juin 2023, évoque différents impacts, notamment une hausse de la productivité (8 %) et une diminution de l’absentéisme (moins 25 %).
Le sport en entreprise constitue un premier pas vers une amélioration globale de la qualité de vie et des conditions de travail.