Le salarié qui quitte l'entreprise dans le cadre d'une rupture conventionnelle individuelle est éligible à l'assurance chômage au même titre qu'un salarié licencié (voir « Rupture du contrat de travail », RF 1168, § 1707). Or, depuis sa création en 2008, ce mode de rupture s'est largement développé et, de ce fait, pèse lourdement sur le budget de l'assurance chômage. Ainsi, selon la DARES, les ruptures conventionnelles représentaient en 2024 près de 20 % des ouvertures de droit à l'allocation chômage, soit 26 % des dépenses totales du régime (chiffres cités par l'étude d'impact relative au projet de loi de transposition de l’avenant n° 3 du 25 février 2026 au protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage).
Ce constat a conduit le ministre du Travail, fin 2025, à inviter les partenaires sociaux à négocier des règles d'indemnisation spécifiques aux salariés dont le contrat a pris fin en application d'une rupture conventionnelle.