Un salarié embauché en avril 2004 comme agent de piste dans une entreprise de services auxiliaires des transports aériens avait saisi en janvier 2020 le conseil de prud’hommes, puis la cour d’appel de Paris, afin de contester les modalités d'exécution de son contrat de travail.
Il reprochait notamment à son employeur de ne pas avoir respecté son obligation d’organiser un entretien professionnel tous les 2 ans. Le salarié faisait valoir qu’entre 2014, date d’entrée en vigueur de l’entretien professionnel biennal, et 2020, date à laquelle il avait saisi la justice, il n’avait bénéficié que d’un seul entretien professionnel, en octobre 2016.
Le salarié réclamait l’application de la sanction prévue par la loi, à savoir un abondement correctif de son compte personnel de formation (CPF) de 3 000 €.
Le conseil de prud'hommes puis la cour d’appel ont rejeté sa demande. Les juges de l'appel ont ainsi considéré que les conditions d’application de l’abondement correctif du CPF n’étaient pas remplies, puisque le salarié avait bénéficié en 2014 et en 2015 de deux formations et que la seconde, qui n’était pas une formation obligatoire pour l’exercice de son activité, avait conduit en mai 2016 à une promotion au poste de chef d'équipe.