On qualifie habituellement de « permanent syndical » le salarié qui cesse son activité professionnelle auprès de l'entreprise pour être mis à disposition d'une organisation syndicale. Le détachement nécessite ainsi la conclusion d'un accord collectif pour déterminer les conditions de cette mise à disposition (CCN étendue, accord de branche étendu ou accord d'entreprise) (c. trav. art. L. 2135-7 et L. 2135-8).
En pratique, il faut notamment déterminer les modalités de rémunération du salarié, qui peut par exemple être payé à 100 % par l'entreprise pendant une période déterminée (ex. : CCN des sociétés d'assurance, accord du 10 décembre 2021 relatif au dialogue social, art. 12). Mais tout est en théorie possible : l'accord collectif peut ainsi prévoir un partage de la rémunération entre l'entreprise et le syndicat. Il peut également laisser à l'employeur, au syndicat et au salarié le soin de définir les conditions de prise en charge de la rémunération, dans une convention tripartite (ex. : CCN des opérateurs de voyage et des guides du 19 avril 2022, accord du 20 juin 2019 relatif à la mise à disposition des salariés, art. 2).
Au terme de la période de mise à disposition, le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d'une rémunération au moins équivalente.