Lorsqu'un salarié est incapable d'assister à l'entretien préalable en raison de son état de santé, l'employeur peut (ce n'est pas une obligation) reporter l'entretien préalable. Comme l'indique cet arrêt, il n'a alors pas à se préoccuper du délai minimal de 5 jours lorsqu'il informe le salarié de la nouvelle date d'entretien. Mais attention, il faut malgré tout aviser le salarié « en temps utile ». En d'autres termes, même si le délai de 5 jours ne s'applique pas, il n'est pas question, à notre sens, d'informer le salarié du nouvel entretien du jour pour le lendemain. L'employeur doit laisser à l'intéressé un minimum de temps pour se préparer.
Faut-il prévoir un délai de 2 jours, 3 jours, 4 jours ? Tout dépend des circonstances et, en cas de contentieux, du juge appelé à trancher le litige. Évidemment, en laissant s'écouler 5 jours ouvrables, l'employeur se met à l'abri de toute condamnation puisqu'il va jusqu'à appliquer un délai dont il est en principe exempté.
La convocation se fait par ailleurs « par tous moyens ». Il n'est donc pas nécessaire de faire mention, comme dans la convocation initiale, des possibilités d'assistance, ni de passer par le recommandé ou la remise en main propre (cass. soc. 29 janvier 2014, n° 12-19872, BC V n° 36).