Le 9 octobre 2020, la chambre disciplinaire de première instance du Grand Est de l’ordre des médecins conclut effectivement à un certificat médical de complaisance et inflige un avertissement au médecin.
Le médecin conteste l'avertissement devant la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins, sans succès.
En effet, en écho aux recommandations de la Haute autorité de santé en matière de syndrome d’épuisement professionnel, la chambre disciplinaire nationale souligne l’importance, « dans l’intérêt du patient et avec son accord, d’un échange entre le médecin du travail et le médecin traitant ».
Or, selon l'instance disciplinaire, le médecin a ici conclu à un burn out en se fondant sur les seules déclarations du salarié, qui indiquait que « son stress et son angoisse trouvaient leur origine dans son activité professionnelle », alors qu’il aurait fallu analyser les conditions de travail de l’intéressé, en se rapprochant notamment du médecin du travail.
La chambre confirme donc l’avertissement, dans une décision rendue le 22 septembre 2022.