C’est probablement la question la plus sensible et celle que se posent le plus les professionnels désireux de s’affranchir de la nouveauté : une transformation en société de droit commercial de droit commun est-elle la solution (pour les professions qui le peuvent) ?
Une première interprétation voudrait que les autres formes sociales soient également concernées, car le traitement fiscal s'intéresse à la nature des revenus, pas à la forme de la société qui les verse. L’Association Notariale de Conseil (ANC) et le Conseil Supérieur du Notariat (CSN) ont répondu par l'affirmative.
Une seconde interprétation voudrait que cette solution ne concerne que les SEL, seules visées expressément par le BOFiP actualisé. En la matière, il faut garder en vue que l'ordonnance du 8 février 2023 (ord. 2023-77 du 8 février 2023, JO du 9 ; voir FH 3978, § 1-26), relative à l'exercice en société des professions libérales réglementées, viendra réformer à compter du 1er septembre 2024 les aspects juridiques de cet exercice sous forme de société. Cette ordonnance, déposée pour ratification en septembre au Parlement, prévoit l’abrogation de la loi 90-1258 du 31 décembre 1990, relative à l'exercice sous forme de sociétés des professions libérales, et la création d’un dispositif législatif unique.
Malgré le maintien des différences quant aux formes juridiques des différentes sociétés, nous nous orientons vers une unification des règles applicables, qui tend donc à donner plus de crédit à la première interprétation.