Le fait qu'un salarié perde son permis de conduire à la suite d'infractions commises en dehors du travail peut justifier son licenciement dès lors que l'intéressé ne peut plus accomplir sa prestation de travail : conducteur routier, chauffeur livreur, etc. (cass. soc. 24 janvier 2007, n° 05-41598 D ; cass. soc. 1er avril 2009, n° 08-42071 D). Il ne s'agit pas d'un licenciement pour faute, mais d'un simple licenciement pour motif personnel, le « trouble objectif caractérisé au sein de l'entreprise » (voir § 2-1) étant constitué par l'incapacité du salarié à accomplir son travail. Attention, la Cour de cassation a un temps admis le licenciement pour faute de salariés qui avaient perdu leur permis dans le cadre de leur vie personnelle, notamment dans des situations de conduite en état d'ivresse (cass. soc. 2 décembre 2003, n° 01-43227, BC V n° 304 ; cass. soc. 19 mars 2008, n° 06-45212 D), mais cette jurisprudence n'a plus cours depuis un arrêt de 2011 (cass. soc. 3 mai 2011, n° 09-67464, BC V n° 105 ; voir RF 1148, § 51).