Modalités d’affiliation à l’AVA
Affiliation automatique par la CAF ou la CMSA, sauf exceptions
En principe, les aidants éligibles à l’AVA y sont affiliés automatiquement par la caisse d'allocations familiales (CAF) ou la caisse de mutualité sociale agricole (CMSA) territorialement compétente (décret 2023-752, art. 3, 9° ; c. séc. soc. art. R. 381-5 rétabli).
Toutefois, plusieurs exceptions à ce principe existent :
-la personne ayant la charge d'un enfant handicapé est affiliée soit à sa demande, soit par la CAF ou la CMSA chargée de la liquidation de l'AEEH (décret 2023-752, art. 3, 9° ; c. séc. soc. art. R. 381-5 rétabli) ;
-la personne apportant son aide à un adulte handicapé est affiliée à sa demande par la CAF ou la CMSA, y compris lorsque la personne handicapée aidée bénéficie d'une prise en charge partielle dans un établissement ou un service médico-social, au vu de toute décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, notamment d'octroi d'une prestation de compensation, ayant reconnu la nécessité pour la personne handicapée de bénéficier à domicile de l'assistance ou de la présence d'un aidant (décret 2023-752, art. 3, 9° ; c. séc. soc. art. R. 381-5 rétabli) ;
-le salarié bénéficiaire du congé de proche aidant et le travailleur non salarié interrompant son activité pour s’occuper d’un proche handicapé ou en perte d’autonomie sont affiliés à leur demande par la CAF ou la CMSA (décret 2023-754, art. 2, 10° ; c. séc. soc. art. D. 381-4 rétabli).
Les aidants sont affiliés à la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) dans le ressort de laquelle est situé leur domicile. Si le domicile se situe en Île-de-France, c’est la Caisse nationale d’assurance vieillesse qui est compétente (décret 2023-752, art. 3, 9° ; c. séc. soc. art. R. 381-6 rétabli).
Dans certains cas, l’affiliation est conditionnée à la présentation de justificatifs (décret 2023-754, art. 2, 10° ; c. séc. soc. art. D. 381-4 rétabli).
Ainsi, l'affiliation du salarié bénéficiaire du congé de proche aidant est effectuée sous réserve de la présentation d'une attestation de son employeur indiquant les dates de la prise du congé.
L'affiliation du travailleur non salarié (ou de son conjoint collaborateur) qui interrompt son activité professionnelle pour s’occuper d’un proche en situation de handicap ou en perte d’autonomie (équivalent du congé de proche aidant) est faite sous réserve de la production des justificatifs suivants :
-une déclaration sur l'honneur de son lien familial avec la personne aidée ou de l'aide apportée à une personne âgée ou handicapée avec laquelle il réside ou entretient des liens étroits et stables ; l’aide doit être apportée à titre non professionnel, de manière régulière et fréquente, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne (c. trav. art. L. 3142-16, 9°) ;
-pour la personne exerçant une activité industrielle, commerciale ou artisanale, le numéro unique d'identification ;
-pour la personne physique exerçant une profession libérale et le dirigeant d'une société d'exercice libéral, une attestation de l’URSSAF mentionnant la date de la cessation temporaire d'activité et la date de reprise d'activité ou un extrait d'immatriculation au Registre national des entreprises mentionnant ces mêmes dates.
Le travailleur non salarié doit aussi produire, selon le cas, l'un des justificatifs suivants :
-une déclaration sur l'honneur précisant qu'il n'a pas eu précédemment recours à un congé de proche aidant ou bien la durée pendant laquelle il a bénéficié de ce congé ;
-lorsque la personne aidée est un enfant handicapé à la charge du demandeur ou un adulte handicapé, une copie de la décision justifiant d'un taux d'incapacité permanente au moins égal à 80 % ;
-lorsque la personne aidée souffre d'une perte d'autonomie, une copie de la décision d'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) ;
-lorsque la personne aidée en bénéficie, une copie de la décision d'attribution d’une majoration de pension d’invalidité ou de rente d’accident du travail due en raison de son incapacité à accomplir seule les actes ordinaires de la vie (ex : majoration pour tierce personne).