La seconde affaire (cass. soc. 8 juillet 2020, n° 17-31291 FSPB) concerne un salarié protégé qui avait été licencié pour motif économique le 13 octobre 2011. L'intéressé avait contesté l'autorisation de licenciement délivrée, sur recours hiérarchique, par le ministère du Travail, tandis que, en parallèle, il faisait liquider ses droits à la retraite.
Son action en justice avait été couronnée de succès, puisqu'elle s'était soldée par l'annulation par le tribunal administratif, le 9 janvier 2014, de son autorisation de licenciement. On aurait pu imaginer que le salarié, qui était à la retraite depuis plusieurs années et qui avait atteint l'âge de 70 ans quelques jours après la décision du tribunal, le 16 janvier, allait se borner à réclamer son indemnisation au titre, d'une part, de la période d'éviction et, d'autre part, de la rupture du contrat de travail (voir § 2-1). Il n'en fut rien : le salarié demanda sa réintégration, ainsi que l'indemnisation du préjudice correspondant à la période d'éviction.