La loi PACTE habilite le Gouvernement à prendre des mesures par ordonnance afin de transposer la directive 2014/50/UE « relative aux prescriptions minimales visant à accroître la mobilité des travailleurs entre les États membres en améliorant l’acquisition et la préservation des droits à pension complémentaire ».
Le projet de loi fixait le délai d’habilitation à 12 mois à compter de la promulgation de la loi. Le délai de transposition de cette directive étant expiré depuis le 21 mai 2018 (dir. 2014/50/UE, art. 8), le législateur impose au pouvoir exécutif d’agir dans un délai réduit à six mois courant à partir de la promulgation de la loi (loi art. 197, I). Le gouvernement devra donc, dans ce délai, prendre par ordonnance les mesures nécessaires à la transposition de ladite directive. Un projet de loi de ratification sera alors déposé trois mois après la publication de cette ordonnance (loi art. 197,II).
Autrement dit, compte tenu de ce délai restreint, les entreprises vont devoir rapidement adapter leurs régimes de retraite à prestations définies et ont tout intérêt à anticiper la réforme des régimes de retraite supplémentaire annoncée par la loi PACTE. En effet, une ordonnance entre en vigueur dès le lendemain de sa publication au Journal Officiel, sachant qu’il faut, au préalable, que le Gouvernement y ait été habilité par le Parlement pendant un délai limité.