Exemples récapitulatifs
1) En 2017, Monsieur A a perçu 32 000 € de revenus fonciers. Il a payé, en 2017, pour l’immeuble d'habitation donné en location :
- 2 000 € de charges courantes déductibles ;
- 70 000 € de travaux de toiture de l’immeuble.
Déficit foncier 2017 : 40 000 €.
Déficit foncier de 2017 imputable sur le revenu global de 2017 : 10 700 €.
Déficit à reporter au 31 décembre 2017 : 29 300 €.
En 2018, Monsieur A ne réalise aucuns travaux. Ses revenus fonciers sont de 30 000 € (32 000 € de recettes brutes et 2 000 € de charges déductibles).
Déficit reportable de 2017 imputable sur les revenus de 2018 : 29 300 €.
Revenu net imposable en 2018 : 700 €.
Revenu pris en compte pour le CIMR :
700 x (32 000 / 32 000) = 700 €.
En 2019, Monsieur A réalise des travaux pour 10 000 €.
Il ne pourra déduire de ses revenus fonciers 2019 que la moyenne des travaux payés en 2018 et 2019, soit (0 + 10 000) / 2= 5 000 €.
2) En 2018, Mme B paye 8 000 € de travaux (non urgents) de remplacement de la chaudière de son locataire.
Revenus fonciers avant travaux : 10 000 €.
Revenu foncier net 2018 : 10 000 - 8 000 = 2 000 €.
Revenu foncier pris en compte pour le calcul du CIMR : 2 000 x (10 000 / 10 000) = 2 000 €.
L'impôt afférent au revenu net foncier est effacé par l’effet du CIMR.
En 2019, B ne réalise aucuns travaux.
Elle pourra toutefois déduire de ses revenus fonciers 2019 la moyenne des travaux de 2018 et 2019, soit (8 000 + 0) / 2= 4 000 €.
3) Cet exemple est donné par l'administration (BOFiP-IR-PAS-50-10-20-40-§ 230-04/07/2018).
Un bailleur (non soumis au micro-foncier) a perçu en 2018, 100 000 € de revenus bruts fonciers, se décomposant en :
-80 000 € de loyers échus en 2018 (revenu non exceptionnel) ;
-20 000 € de pas-de-porte (revenu exceptionnel).
Les charges de la propriété s'élèvent à 60 000 € de dépenses de travaux déductibles.
100 000 – 60 000 = 40 000.
Revenu net foncier imposable de 2018, non exceptionnel, à retenir au numérateur de la formule de calcul du CIMR : 40 000 × (80 000 / 100 000) = 32 000.
En effet, les revenus bruts fonciers non exceptionnels, soit 80 000 €, représentent 80 % du total des recettes foncières de l’année 2018.
Aussi, le CIMR sera calculé par l’administration fiscale sur la base d’un revenu net foncier imposable de 2018, qualifié de non exceptionnel, de 32 000 € (80 % × 40 000).
Le revenu net foncier imposable de 8 000 € (40 000 – 32 000) est considéré comme un revenu net foncier exceptionnel qui n'ouvre pas droit au bénéfice du CIMR.