On a connu les accords de maintien de l’emploi, puis les accords de préservation ou de développement de l’emploi. Souhaitons la bienvenue aux nouveaux accords de compétitivité consacrés par les ordonnances du 22 septembre 2017. Souhaitons-leur surtout plus de réussite que leurs prédécesseurs.
Les accords de maintien de l’emploi (AME), d’orientation défensive, visaient à restaurer la compétitivité lorsque l’entreprise était en difficulté, tandis que leurs successeurs, les accords en faveur de la préservation et du développement de l’emploi (APDE), plus préventifs, visaient à conserver ou améliorer la compétitivité de l’entreprise en lui permettant, par ce biais, de conquérir, par exemple, de nouveaux marchés.
Ces accords ont été finalement très peu utilisés en pratique, en raison principalement de leur caractère restrictif ainsi que des incertitudes relatives à leurs effets sur les contrats de travail individuel et à la nature du licenciement pouvant résulter d’un refus de modification par les salariés.