Postérieurement à la journée « TVA comprise », le Conseil d’État a rendu deux arrêts (CE 21 janvier 2016, nos 388676 et 388989) en matière de taxe sur les salaires, par lesquels il a considéré qu'en alignant l'assiette de la taxe sur les salaires sur celle de la CSG applicable aux revenus d'activité (c. séc. soc. art. L. 136-2), sauf exceptions (CGI art. 231, 1), le législateur a entendu inclure dans l'assiette de la taxe les revenus d'activité des personnes mentionnées à l'article L. 311-3 du code de la sécurité sociale. En application de cet article, certains mandataires sociaux sont en effet obligatoirement affiliés au régime de sécurité sociale, même s'ils n'ont pas la qualité de salarié au sens du droit du travail. Sont notamment visés les gérants minoritaires de SARL, présidents du conseil d'administration, directeurs généraux et directeurs généraux délégués de SA et les présidents et dirigeants de sociétés par actions simplifiées. En revanche, ne sont pas visés par cet article les gérants majoritaires de SARL, les associés gérants d'EURL, les membres du directoire et administrateurs provisoirement délégués de SA, etc. Par suite, le Conseil d'État a annulé une partie de la doctrine administrative qui inclut dans l'assiette de la taxe les rémunérations des dirigeants visés par l'article 80 ter du CGI, mais qui ne sont pas mentionnés à l'article L. 311-3 du code de la sécurité sociale (BOFiP-TPS-TS-20-10-§ 40-02/03/2016).