Formalités pour l'employeur
Mêmes formalités que pour un congé maternité
Le congé supplémentaire de naissance donne lieu aux mêmes obligations pour l’employeur qu’un arrêt maternité : déclaration mensuelle en DSN (c. séc. soc. art. R. 133-13 modifié), signalement en DSN (c. séc. soc. art. R. 133-13), attestation de salaire (c. séc. soc. art. R. 331-5).
Précisions relatives à la déclaration en DSN
Dans une fiche créée avant la publication des décrets d’application (www.net-entreprises.fr ; Base de connaissances, fiche 3374 modifiée le 11/05/2026), le GIP-MDS, en charge de la maîtrise d’ouvrage de la DSN, a apporté un certain nombre de précisions (https://net-entreprises.custhelp.com/app/answers/detail_dsn/a_id/3374).
Ainsi, les employeurs devront réaliser deux démarches distinctes et complémentaires :
-la déclaration du congé via la DSN ;
-la transmission d’un formulaire de demande du congé supplémentaire de naissance.
Attention
Le formulaire de demande de congé supplémentaire de naissance ne se substitue pas à la déclaration en DSN, sauf disposition spécifique applicable à la CNAM durant une phase transitoire de juillet à septembre 2026 (voir § 7-12).
En DSN, les modalités de déclaration du congé de naissance sont identiques à celles des autres arrêts de travail, à la seule différence que le « Motif de l’arrêt - S21.G00.60.001 » doit être renseigné à « 20 - Congé supplémentaire de naissance ».
De même, comme pour les autres arrêts de travail, un arrêt de travail pour congé supplémentaire de naissance doit faire l’objet d’un signalement dans les 5 jours suivant le début de l’événement, sauf en cas de subrogation. À défaut, aucune transmission des données à destination de la CNAM (ou de la MSA) ne peut être déclenchée par le système en vue du versement des IJSS.
Ces informations transmises dans le signalement « arrêt de travail » doivent systématiquement être reportées dans la DSN mensuelle (à l’exception des informations relatives à la subrogation).
Le GIP-MDS souligne ensuite plusieurs points d’attention :
-en cas de fractionnement du congé de naissance en deux périodes d’un mois, il conviendra de réaliser un signalement par fraction (maximum deux par bénéficiaire) ;
-le dernier jour travaillé (DJT) devra être renseigné à la veille de la première fraction et à la veille de la seconde fraction lorsque le congé est fractionné ;
-lorsque le congé de naissance est pris à la suite du congé de maternité, de paternité ou d’adoption, le DJT correspondra au dernier jour travaillé précédant le départ en congé de maternité, de paternité ou d’adoption, voire au dernier jour travaillé précédant l’arrêt maladie ayant précédé ce congé. Dans les autres cas, il correspondra à la veille de chacune des fractions.
Dans tous les cas, un congé conventionnel est considéré comme un jour de congé payé, donc un jour « travaillé ».
Enfin, il est indiqué que dans le cas où, de manière exceptionnelle, le signalement DSN ne peut pas être utilisé (ex. : en cas de rejet au niveau de la reconstitution), les informations peuvent être transmises via les attestations de salaire papier, selon la procédure en vigueur pour les IJSS maladie.
Période transitoire pour la CNAM (régime général)
Durant une phase transitoire qui va du 1er juillet au 30 septembre 2026, la CNAM prévoit une simple déclaration des employeurs via un fichier en format Excel qui permettra de préciser les périodes du congé et le dernier jour de travail.
Ce formulaire est désormais disponible, comme l’indique le GIP-MDS dans une information mise en ligne le 3 juin 2026 (voir https://www.net-entreprises.fr/conge-supplementaire-de-naissance/ et cliquer sur le formulaire : « formulaire employeurs congé de naissance – phase 1 »).
Ce formulaire a pour but de recueillir les informations indispensables pour permettre la déclaration et l’indemnisation des périodes du congé supplémentaire de naissance du salarié par la CPAM.
Lors de la phase transitoire, le formulaire se compose de cinq sections relatives aux informations sur :
-l’entreprise (nom, SIRET, coordonnées de contact) ;
-le salarié et l’enfant ;
-les périodes de congés demandées ;
-la situation permettant l’étude de l’ouverture de droits ;
-la subrogation en cas de maintien de salaire.
Les consignes pour remplir le formulaire précisent que ce dernier doit être transmis pour chaque période en cas de fractionnement du congé (à savoir un seul formulaire en cas de prise des 2 mois de congé de façon continue ou un formulaire pour chaque mois en cas de fractionnement).
Une fois complété, les employeurs sont invités à déposer ce fichier au format PDF (le fichier Excel fourni par l’administration devant donc être converti en format PDF) dans leur « compte employeur » accessible depuis www.net-entreprise.fr, rubrique « Suivre les dossiers d’indemnités journalières ».
À partir du 1er octobre 2026, l’administration précise que le formulaire sera allégé des deux dernières sections et sera à transmettre simultanément au signalement DSN. La CNAM devrait en effet pouvoir exploiter les signalements DSN à cette date.
Et pour les salariés du régime agricole ?
Concernant les salariés du régime agricole, le congé supplémentaire de naissance pourra être déclaré via la DSN à compter du 1er juillet 2026. Les modalités de déclaration seront identiques à celles des autres arrêts de travail, à la seule différence que le « Motif de l'arrêt - S21.G00.60.001 » devra être renseigné à « 20 - Congé supplémentaire de naissance ».
En complément du signalement DSN, les employeurs devront transmettre un formulaire via un téléservice (accessible depuis le 1er juin sur https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/conge-de-naissance-sa) afin de permettre la prise en charge du congé par les services de la MSA.
Ce formulaire comprendra notamment des informations sur l’entreprise (nom, SIRET, coordonnées de contact), sur le salarié et sur l’enfant, ainsi que sur la ou les périodes de congé demandées.