En pratique, ce type de litige oppose habituellement des syndicats (c'était le cas dans cette affaire), mais l'employeur est également en capacité d'agir contre une liste qui ne respecterait par les règles de représentation proportionnée des femmes et des hommes, que ce soit avant les élections (cass. soc. 11 décembre 2019, n° 18-26568 FSB) ou après. Pour rappel, en matière de contentieux préélectoral, il faut saisir le tribunal judiciaire dans les 3 jours suivant la publication de la liste électorale, tandis que, après les élections, la requête doit être adressée dans les 15 jours suivant le scrutin (c. trav. art. R. 2314-24). Passé ce délai, il n'est plus possible de remettre en cause la ou les élections des élus en surnombre du sexe surreprésenté.
Mais à notre sens, l'employeur n'a pas l'obligation d'agir. Il peut en effet préférer ne pas s'immiscer dans un domaine qu'il considère comme intéressant exclusivement les syndicats.