Pour les juges, la circonstance qu'une société soit animatrice du groupe ne saurait suffire, par elle-même, à attester de la réalité et de l'effectivité de prestations de services administratifs, juridiques, comptables, financiers et immobiliers facturées à une filiale. La société doit apporter des éléments suffisamment précis portant sur la nature des charges en litige, ainsi que sur l'existence et la valeur de la contrepartie retirée.
Par ailleurs, la cour a relevé un certain nombre d'éléments en défaveur des contribuables :
-un déséquilibre entre les moyens humains des sociétés. La société mère aurait fourni à sa filiale des prestations en matière de comptabilité, de gestion, d'informatique ou encore de ressources humaines, alors qu'elle ne disposait pas de ressources humaines pour le faire, tandis que sa filiale employait une dizaine de salariés constituant différents pôles (commercial et marketing, travaux, développement et comptabilité) ;