Dans le dernier état de la jurisprudence de la Cour de cassation – qui remonte à 1996 (voir § 1-1) – l’employeur peut théoriquement continuer à considérer que lorsqu’un salarié tombe malade alors qu’il est en congés, les jours de congés sont perdus, sans possibilité de report (sauf, naturellement, stipulations conventionnelles plus favorables). Néanmoins, l’issue d’un éventuel contentieux n’est pas acquise. Car, depuis 1996, la jurisprudence européenne a évolué, tout comme le droit français. Il est toujours possible que les juges du fond, à l’instar de la cour d’appel de Versailles (voir encadré), choisissent de se mettre au diapason du droit européen et d’anticiper la possible (voire probable) évolution de la jurisprudence et/ou de la législation française.