Dans ces deux affaires, la Cour de cassation apporte une seule et même réponse : lorsque la responsabilité de la banque est recherchée en raison d'opérations de paiement non autorisées ou mal exécutées, seules les règles spécifiques issues d'une directive européenne s'appliquent, à l'exclusion de toutes autres (c. mon. et fin. art. L. 133-18 à L. 133-24 ; directive 2007/64/CE).
Ces règles spécifiques comportent des cas d'exonération particuliers pour la banque et qui s'appliquaient dans les deux affaires :
Par conséquent, dans les deux cas, les clients ne pouvaient obtenir un remboursement en invoquant d'autres règles qui auraient pu leur être plus favorables compte tenu des manquements des banques (en l'occurrence, l'article 1231-1 du code civil).
Cette solution fait suite à une interprétation de la Cour de justice de l'Union européenne en ce sens, déjà reprise par la Cour de cassation en 2024 (CJUE, 16 mars 2023, aff. C-351/21 ; cass. com. 27 mars 2024, n° 22-21200). Mais, par ces deux nouvelles décisions, la Cour de cassation rappelle avec vigueur le principe, ne laissant plus de doute aux clients tentés d'invoquer le code civil lorsqu'ils n'obtiennent pas gain de cause en vertu des règles spéciales.