À la lecture des communiqués de presse du 31 décembre 2024, il semblerait que ce soit cette solution qui se dessine (https://presse.economie.gouv.fr/).
Le premier communiqué fait état de l'intention du gouvernement d'échanger avec les représentants des partis et des groupes politiques et de traduire les conclusions de ces échanges en propositions amendant le budget 2025.
Le second communiqué indique les positions que le gouvernement entend défendre devant le Parlement lors de l'examen à venir de la loi de finances pour 2025. Le gouvernement se ménage ainsi la possibilité d'intégrer, lors de la discussion budgétaire, les mesures citées dans son communiqué du 31 décembre 2024, avec une application rétroactive aux revenus 2024 déclarés en 2025. Précision est donnée que ces indications ne préjugent pas de l'issue de l'examen du projet et ne constituent pas un inventaire exhaustif des mesures.
Parmi les dépenses que le gouvernement entend ainsi soutenir, citons le crédit d’impôt collection (CIC), l’exonération d'IS sur les revenus patrimoniaux des établissements scientifiques, d'enseignement et d'assistance, la réduction d’impôt Loc’Avantages, les crédits d'impôt au titre des dépenses de remplacement pour congé de certains exploitants agricoles et de l’obtention d’un label haute valeur environnementale (HVE), le suramortissement pour les navires verts, l’abattement sur la plus-value sur l'actif professionnel lors du départ en retraite du chef d’entreprise, la reconduction du crédit d'impôt innovation (CII) avec un taux ramené à 20 %… Le gouvernement entend également préserver certains dispositifs accordés aux entreprises implantées dans certaines zones du territoire et différentes mesures en faveur du secteur agricole…