Les articles 47 alinéa 4 de la Constitution et 45 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances (LOLF) prévoient que le Gouvernement doit déposer avant le 19 décembre de l’année qui précède le début de l’exercice, devant l’Assemblée nationale, un projet de loi spéciale l’autorisant à continuer à percevoir les impôts existants jusqu’au vote de la loi de finances de l’année. Idem, côté social, pour les autorisations d’emprunts nécessaires pour assurer la continuité des paiements et remboursements des prestations sociales.
Le projet de loi spéciale, présenté en Conseil des ministres le mercredi 11 décembre 2024, déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale le même jour poursuit deux objectifs :
Le texte adopté par l'Assemblée nationale en première lecture le 16 décembre 2024 comporte les articles suivants :
-le premier article permettrait à l’État et aux autres personnes publiques de percevoir en 2025 les ressources nécessaires pour assurer la continuité de leurs missions, jusqu’à l’adoption de la loi de finances de l’année ;
-l’article 2 autoriserait le ministre chargé des finances à procéder à des emprunts à long, moyen et court termes libellés en euros ou en autres devises pour couvrir l’ensemble des charges de trésorerie ou pour renforcer les réserves de change, ainsi qu’à toute opération de gestion de la dette ou de la trésorerie de l’État, et ce, jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi de finances pour 2025 ;
-selon l’article 3, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS, dite « URSSAF Caisse nationale »), la Caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire (CPRPF), la Caisse autonome nationale de la sécurité sociale dans les mines (CANSSM) et la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) seraient habilitées à recourir à des ressources non permanentes (autorisations d’emprunt) dans la seule mesure nécessaire à la couverture de leurs besoins de trésorerie jusqu’à l’entrée en vigueur de la LFSS pour 2025.