Dès lors que la prime versée serait affectée par le salarié à un plan d’épargne salariale ou retraite, l’exonération fiscale serait égale à 5 % du plafond de versement individuel, soit 5 % des trois quarts du PASS, (à savoir en 2024, un montant de 1 738,80 €) (loi 2023-1107 du 29 novembre 2023, art. 10, XII).
A contrario, en l’absence de placement, aucune exonération fiscale n’est accordée.
S’agissant du régime social, les primes versées entre 2026 et 2028 inclus bénéficient, dans la limite du plafond de versement individuel précité (i.e., 3/4 du PASS), d’une exonération de CSG/CRDS, de cotisations sociales et des participations, taxes et contributions prévues à l’article 235 bis du code général des impôts (participation construction) et à l’article L. 6131-1 du code du travail (contributions formation y inclus 1 % CPF-CDD, taxe d’apprentissage, contribution supplémentaire à l’apprentissage). Elles seront néanmoins assujetties à une contribution patronale de 20 % au profit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, identique à celle appliquée sur les plans d’actions gratuites qualifiés (attributions gratuites d’actions) (loi 2023-1107 du 29 novembre 2023, art. 10, XIII).
Pour bénéficier de ce régime social et fiscal de faveur, l’accord devra être déposé auprès de l’autorité administrative, dans un but de sécurisation juridique des exonérations sociales et fiscales, à l’instar de la participation et de l’intéressement (loi 2023-1107 du 29 novembre 2023, art. 10, XIV).