Dès 1976, une réponse ministérielle formalisait que lorsqu’une femme mariée occupe un emploi salarié, c'est à elle seule que doit être versé le montant de son salaire. Selon le ministre, « le mari ne pouvait percevoir lui-même le salaire que s’il était muni d’une autorisation écrite de sa femme ». Et de poursuivre que, hors autorisation expresse dérogatoire, « le versement du salaire qui serait effectué en d’autres mains que celles de la femme ne serait pas libératoire » et obligerait l’employeur à un nouveau paiement (rép. Tissandier n° 28589, JO du 17 juillet 1976, AN quest. p. 5300).