À l’occasion d’un recours pour excès de pouvoir, le Conseil d’État se prononce pour la première fois sur la nature de la QPFC sur dividendes prévue dans le cadre du régime mère-fille et annule le second alinéa du paragraphe 100 de la doctrine administrative (BOFiP-IS-BASE-10-10-20-§ 100-11/03/2021) (voir § 4-1).
En effet, il juge que compte tenu de son caractère forfaitaire, la réintégration de la QPFC n'étant pas limitée au montant des frais réels engagés par la société mère au titre des produits de participation considérés, cette QPFC de 5 % doit s'analyser comme une imposition des distributions pour sa fraction excédant les frais réels afférents aux produits de participation et non comme ayant pour objet de neutraliser la déduction, opérée au titre des frais généraux, des charges afférentes aux titres de participation dont les produits sont exonérés d'IS.
Par conséquent, la haute juridiction considère que la QPFC forfaitaire de 5 % applicable aux dividendes doit être regardée comme une imposition à l’IS et fait ainsi droit à l’imputation des crédits d’impôts étrangers sur l’IS dû au titre de cette QPFC.