L'amende administrative créée temporairement par la loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire s'applique en présence d'une « situation dangereuse [qui] résulte d'un risque d'exposition à la covid-19 du fait du non-respect par l'employeur des principes généraux de prévention » (c. trav. art. L. 4121-1 à L. 4121-5 et L. 4522-1 ; loi 2022-46 du 22 janvier 2022, art. 2, JO du 23).
Dans une fiche de la DGT datée du 22 janvier 2022, que nous avons pu consulter, l'administration précise que le champ de l’amende administrative n’est pas limité aux situations dangereuses résultant du non-respect par l’employeur de la mise en œuvre du télétravail (le mot n’apparaît même pas dans la loi).
L’amende va au-delà et couvre toute situation dangereuse qui serait liée à un manquement de l’employeur aux principes généraux de prévention, tels que déclinés dans le protocole sanitaire.
Sont notamment visées l’absence d’évaluation des risques d’exposition des salariés au covid-19 et l’absence de mise en œuvre de mesures pour limiter la propagation du virus.
Parmi ces mesures figurent le télétravail, mais également les mesures de distanciation physique, le port du masque, l’aération-ventilation des locaux, le nettoyage et la désinfection régulières, la gestion des locaux sociaux et de restauration, etc.