Une série de décisions rendues par la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) le 21 septembre 2017 a remis en cause l’application au secteur financier et assurantiel de l’exonération prévue à l’article 132 1.f de la directive TVA (dir. 2006/112/EC du 28 novembre 2006) dédiée aux services rendus au sein des groupements autonomes de personnes (GIE, SEP, groupement de faits…) et transposée en France à l’article 261 B du CGI.
Ces décisions ont conduit la France à examiner la possibilité de se doter, comme la plupart de ses voisins européens, d’un groupe TVA en utilisant la faculté offerte par l’article 11 de la directive TVA, de « considérer comme un seul assujetti les personnes qui sont indépendantes du point de vue juridique, mais qui sont étroitement liées entre elles sur le plan financier, économique et de l’organisation ».
Cette démarche a abouti au vote de l’article 162 de la loi de finances pour 2021 (loi 2020-1721 du 29 décembre 2020, art. 162 ; CGI art. 256 C nouveau) et à la création d’un groupe TVA. L’entrée en vigueur de ces règles a été décalée au 1er janvier 2022 en vue d’une utilisation par les opérateurs dès le 1er janvier 2023 (voir FH 3873, §§ 1-1 à 1-19).