L’examen de la jurisprudence relative aux licenciements pour des propos injurieux démontre que les juges du fond tiennent compte notamment, pour apprécier si le licenciement est justifié ou non, des circonstances de l’affaire, de l’ancienneté du salarié, de la teneur des propos …
Cette question relève de l’appréciation souveraine des juges du fond, de sorte que les solutions peuvent diverger d’une cour d’appel à l’autre au gré des affaires qui leur sont soumises. La Cour de cassation a d’ailleurs rappelé dans son bulletin d’information du 15 mars 2016 (n° 838, p. 23), concernant les caractéristiques de la faute grave, que « la gravité du manquement retenu est appréciée in concreto : sont pris en compte les circonstances, la nature des agissements, le caractère isolé de l’agissement reproché, les éventuels manquements antérieurs, l’existence ou non de mises en garde ou de précédentes sanctions, les conséquences des agissements pour l’employeur ou les autres salariés, l’ancienneté du salarié, les fonctions exercées et le niveau de responsabilité dans l’entreprise, le motif invoqué pour refuser, l’attitude de l’employeur avant la rupture du contrat de travail, qui peut, dans certains cas, expliquer, excuser ou atténuer celle du salarié… ».