Un fonds d'investissement avait acquis en 2000 un groupe européen spécialisé dans la construction, la vente et la location de remorques, semi-remorques et grands containers. La filiale française du groupe avait dû ensuite contribuer au financement de l'opération, réalisée au moyen d'un « leverage buy out » (LBO). Elle avait donc souscrit divers crédits auprès d'une banque, pour un montant total de 115 millions d'euros.
Étranglée par les remboursements, la société avait ensuite vu sa situation financière se dégrader. Malgré un aménagement de sa dette, elle avait fait l'objet, fin 2003, d'une procédure de redressement judiciaire qui s'était soldée, en 2004, par le licenciement d'environ 600 salariés et la vente par appartements de la société.