Un avocat peut naturellement diriger une société d'avocats mais il peut aussi diriger une société qui a pour objet la gestion d'intérêts familiaux (décret 91-1197 du 27 novembre 1991, art. 111, al. 3).
Cette dérogation est entendue de façon relativement stricte. Ainsi, un avocat avait constitué une SA, avec de proches parents, pour prendre une participation dans une SCI. Il a été jugé qu'il ne pouvait pas être le dirigeant de la SA car le capital de la SCI appartenait majoritairement à des étrangers, et non à la famille (cass. civ., 1re ch., 6 décembre 2007, n° 05-18795). Aujourd'hui, cet avocat pourrait être président de cette SA, dès lors qu'il n'en serait pas le directeur général.