Certains craignaient que la Cour de cassation refuse de se prononcer sur les demandes d’avis des conseils de prud’hommes puisqu’elle avait déjà rejeté des saisines pour avis sur la compatibilité d’un texte du code du travail avec des textes internationaux (cass. avis 12 juillet 2017, avis n° 17-70009 PB ; cass. avis 16 décembre 2002, avis n° 00-20008).
Il n’en est finalement rien.
La Cour rappelle, dans sa note explicative, qu’elle avait déjà entamé un début d’évolution dans certains avis récents (cass. avis 7 février 2018, n° 17-70003 ; cass. avis 12 juillet 2018, n° 18-70008). Consacrant cette avancée, sa formation plénière a décidé que la compatibilité d’une disposition de droit interne avec des normes européennes et internationales pouvait faire l’objet d’une demande d’avis si son examen impliquait un contrôle abstrait ne nécessitant pas l’analyse d’éléments de fait qui relève du juge du fond. Elle a considéré que c’était bien le cas avec le barème Macron.