Quand une mission est commandée, le donneur d’ordre attend des impacts, des effets, des changements, un « avant » et un « après » votre intervention. Et parfois, c’est délicat car difficilement mesurable : comment évaluer l’impact d’une clause bénéficiaire dans un contrat d’assurance-vie si ce n’est par la disparition, quasi immédiate, du souscripteur ?
En gestion de patrimoine, beaucoup d’effets ne sont pas durables par les changements de lois, d’environnement, de tendances et donc de performances… et par le comportement des clients eux-mêmes !
Et puis, tout est-il mesurable ? Qu’en est-il de la paix et de l’équilibre familial, de la sérénité de savoir qu’en cas de disparition un professionnel sera là aux côtés des vôtres ?
Une étude indique que les produits et services apportent des éléments de valeur fondamentaux qui répondent à quatre besoins (fonctionnels, psychologiques, transfigurateurs et sociaux) (HBR - Harvard Business Review d’Octobre 2017). En étant plus concret, l’étude propose d’autres effets plus qualitatifs que le seul impact quantitatif ou de performance tels : le gain de temps obtenu, la simplification des démarches, la réduction du risque, une nouvelle organisation, une intégration de plusieurs univers et données, une réduction de l’effort, une ouverture d’esprit, de l’espoir, de la motivation sur la faisabilité…
L’expert-comptable peut et doit se positionner comme un créateur d’effets au-delà des chiffres.