Le dirigeant choisit librement le ou les mandataires de son choix qu’il désigne en fonction des compétences particulières nécessaires à la poursuite de l’exploitation de l’entreprise. Il est possible de procéder à la nomination de plusieurs mandataires qui exerceront leurs missions conjointement ou concurremment.
L’expert comptable, dans sa mission de conseil, préconisera la désignation d’un ou plusieurs mandataires successifs afin de pallier le risque d’empêchement ou de renonciation des mandataires de premiers rangs après l’activation du mandat.
Le mandataire peut être un héritier, un parent, un ami, un collaborateur, un associé, un conseil professionnel, etc. Une personne morale peut également être désignée à condition toutefois de figurer sur la liste des mandataires judiciaires à la protection des majeurs tenue par le représentant de l’État dans le département (c. civ. art. 480).
Parmi les restrictions dans le choix du mandataire, les professions médicales et de la pharmacie, ainsi que celle des auxiliaires médicaux, ne peuvent représenter leur patient dans le cadre du mandat. La même prohibition s’applique au fiduciaire à l'égard du constituant. Enfin, les personnes à qui l'autorité parentale a été retirée ou à qui l’exercice des charges tutélaires a été interdit sont pareillement exclues du dispositif.
Lorsque le dirigeant choisit son expert comptable en qualité de mandataire, des précautions particulières doivent être respectées afin de ne pas générer de situations d’opposition d’intérêts. Dans la plupart des cas, l’expert comptable devra arbitrer entre le maintien de ses missions de conseil ou de contrôle, et son pouvoir de représentation.
La liberté contractuelle qui encadre la rédaction du mandat notarié permet au dirigeant de définir librement le mode de rémunération du mandataire (c. civ. art. 478 et 1986). La somme allouée peut ainsi être forfaitaire ou proportionnelle en fonction de critères librement définis. L’expert comptable accompagne le rédacteur du mandat dans l’identification d’un indice pérenne utile à la révision de la rémunération, la date d’activation du mandat et sa durée d’exécution étant inconnue à l’heure de sa signature.