La décision du 21 mars 2018 du Conseil Constitutionnel sur le projet de loi de ratification qui lui avait été soumis semble confirmer une telle compréhension du dispositif.
Le Conseil précise qu’en adoptant les dispositions contestées, le législateur a entendu éviter que, dans les plus petites entreprises, l’employeur soit tenu d’entamer la négociation d’un protocole préélectoral qui, en l’absence de candidature d’un salarié déclarée dans les trente jours de l’annonce de l’élection, pourrait s’avérer « sans objet » (C. constit., décision 2018-761 DC du 21 mars 2018, JO du 29, point 48).
Le renvoi à la notion de « l’objet des élections professionnelles » n’est pas anodin, puisqu’en l’absence de candidat, l’objet même d’une élection disparaît.
Ce renvoi terminologique laisse entrevoir une transposition des règles électorales de droit commun.
À titre d’illustration, il convient de rappeler qu’une élection municipale ne peut être organisée en l’absence de candidat de par la disparition de « son objet » (autrement dit, les bureaux de vote ne sont pas ouverts).