La loi de finances rectificative pour 2017 tire les conséquences d’un point de vue fiscal de l'évolution des règles sociales (voir § 2-1).
Ainsi, à compter du 1er janvier 2018, les entreprises qui mettent temporairement un de leurs salariés à disposition d’une autre entreprise, sous le respect des dispositions sociales prévues à l’article L. 8241-3 du code du travail, peuvent déduire de leur résultat imposable les salaires, les charges sociales afférentes et les frais professionnels remboursés aux salariés mis à disposition, ainsi que les frais de gestion, même si elles ne refacturent que partiellement leurs coûts à l’entreprise utilisatrice (CGI art. 39, 1.4° ; voir « Détermination du résultat (BIC-IS) », RF 1090, § 521).
Corrélativement, les montants refacturés constituent, pour l'entreprise prêteuse, des produits imposables (CGI art. 38,2) et, pour l'entreprise utilisatrice, des charges déductibles du résultat.