L'accord peut prévoir certaines mesures prises à l'encontre d'un délégué syndical (DS) qui ne respecte pas son contenu. Dans cette affaire, l’accord collectif d’entreprise relatif au dialogue social organisait la mise à disposition d’adresses mails aux représentants du personnel et aux organisations syndicales. Il prévoyait que les envois particuliers ou en masse de messages ou de documents (« spam ») au personnel de l'entreprise n’étaient pas autorisés contrairement aux réponses aux questions individuelles posées par les collaborateurs. En cas de manquement, l'accès à l'intranet et à la messagerie du contrevenant pouvait être fermé. Un DS ayant envoyé des mails à l'ensemble des salariés relatifs notamment à un complément d’indemnité de congés payés et au 13e mois, l’employeur avait fermé pour 30 jours l’accès à sa boîte mail. Le juge des référés, saisi par le DS, a suspendu cette mesure au motif que ces courriels constituaient des réponses informatives à des questions individuelles dont le nombre important nécessitait un envoi groupé. De son côté, la Cour de cassation a censuré cette décision car les mails avaient été envoyés à tout le personnel. L’affaire devra donc de nouveau être jugée (cass. soc. 12 juillet 2017, n° 15-27742 FSPB).