L'argumentaire développé par le requérant s'appuie sur une jurisprudence constante selon laquelle un abandon de créances constitue un acte de disposition qui s'analyse comme un encaissement suivi d'une libéralité envers le débiteur.
Par suite, l'administration peut, à bon droit, regarder les sommes ainsi abandonnées comme constituant un encaissement au sens des dispositions de l'article 269 du CGI rendant exigible le montant de la TVA (CE 27 juin 1990, n° 66279 ; CAA Bordeaux 7 mai 2008, n° 06BX01398 ; voir « La TVA », RF 1065, § 1257).
En conséquence, le requérant, s'appuyant sur cette jurisprudence a considéré que cet abandon de créances a rendu exigible chez la société bailleresse (créancier) la TVA à concurrence du montant de la créance ainsi abandonnée.
Par suite, ayant constaté de la TVA collectée chez le créancier, le débiteur (locataire) considère qu'il peut faire valoir son droit à déduction.