Le Conseil constitutionnel juge que cette présomption est susceptible d’empêcher l’époux avec lequel la procédure n’a pas été suivie de former une réclamation contentieuse, qui est la première étape du contentieux fiscal.
Ainsi, lorsque deux personnes, précédemment soumises à imposition commune, font l'objet d'une imposition distincte à la date de notification de l'avis de mise en recouvrement d’impositions supplémentaires établies sur les revenus perçus au cours de la période d'imposition commune, la garantie du droit à un recours juridictionnel effectif impose que chacune d'elles soit mise à même d'exercer son droit de former une réclamation contentieuse, dès lors qu'elle a informé l'administration fiscale du changement de sa situation matrimoniale, de ses liens au titre d'un Pacs ou de sa résidence et, le cas échéant, de son adresse.
Il en résulte que le droit effectif de chacun des ex-époux de former une telle réclamation, dans le délai imparti, suppose que l'avis de mise en recouvrement ait été porté à la connaissance de chacun d'eux.