Selon un sondage Ifop réalisé en septembre dernier auprès de dirigeants de PME françaises, 86 % craignent des difficultés d'accès aux crédits bancaires suite à la crise financière et déjà un tiers des banques reconnaissent avoir durci leurs conditions d'octroi de crédit. Dans ce contexte, vers quelles solutions l'expert comptable peut-il orienter ses clients ? Des dispositifs gouvernementaux ont été récemment mis en place pour venir en aide aux PME, parmi eux : - le plan de soutien au financement des PME d'un montant de 22 milliards d'euros dont 5 milliards pour renforcer les moyens de la banque publique des PME, Oséo. Cette enveloppe se compose de 2 milliards pour la garantie des concours bancaires (activité habituelle d'Oséo), 1 milliard pour le renforcement de la trésorerie des PME en consolidant les lignes de crédit court terme en moyen et long terme et 2 milliards pour le cofinancement des investissements permettant à la banque d'augmenter de 50 % sa capacité de prêts ; - la création d'un médiateur du crédit (incarné au plan national par René Ricol) dont la mission est d'accompagner les entreprises rencontrant des difficultés pour se financer et n'ayant pu trouver de solution avec leurs banques et avec Oséo. La constitution du dossier de médiation et la saisine du médiateur s'effectuent via le site Internet. Cette étape informe les établissements bancaires de l'entreprise en difficulté qui ont 5 jours pour revoir leurs positions ou les motiver (10 jours en cas de médiation avec Oséo). En cas d'échec à l'issue de cette étape, le médiateur départemental prend le relais. Par ailleurs, les conseils formulés par des représentants de différents partenaires économiques des PME (banque, tribunal de commerce, expert comptable), à l'occasion d'une conférence de l'IFEC le 6 novembre dernier, s'articulent autour de l'anticipation et de la prévention : - plus de transparence avec les banques en fournissant des prévisions de trésorerie trimestrielles par exemple ; - plus de réactivité afin de saisir le tribunal de commerce suffisamment tôt pour mettre en place une procédure conventionnelle (conciliation ou mandat ad hoc) ; - l'accompagnement des dirigeants, par l'expert comptable, dans les centres d'information sur la prévention des difficultés des entreprises (CIP).